#34 / Féebrile, photographe – imager les fantômes

une citation extraite du podcast

Pour ce trente-quatrième épisode, mon invitée est Féebrile, photographe. Féebrile est arrivée à la photographie un peu par hasard à la fin de l’adolescence. Dès le début de sa pratique, elle a développé un intérêt pour mettre en scène des images sombres et mystérieuses qui stimulent l’imagination. Nous avons parlé de son parcours d’autodidacte ainsi que de ses affinités avec d’autres médiums comme la vidéo, l’écriture et la musique. Elle m’a expliqué le processus créatif qui l’amène à faire naître une photo. Présente sur internet depuis une quinzaine d’années, Féebrile a développé sa pratique à travers les rencontres et les retours qu’elle a pu obtenir par ce biais. Nous avons donc parlé de son rapport aux blogs et aux réseaux sociaux. Nous avons également discuté de sa perception du statut de l’artiste dans notre société.

Vous pouvez retrouver Feebrile sur instagram sous le pseudo @isafeebrile ou sur son site internet www.feebrile.com

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quatre de ses photographies !

La Fable

La fille de feu

Mère Méduse

Shockheaded Peter

#19 / Pauline Ballet, photographe de sport

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Pour ce dix-neuvième épisode, mon invitée est Pauline Ballet, photographe de sport. Pauline a grandi dans une famille où l’art était présent sans être central. Sa sensibilité artistique s’est aiguisée lorsque ses parents ont déménagé à Istanbul, où elle a vécu entre ses 9 et 13 ans ; elle a alors été très marquée par les visites de musées et de mosquées. La photo est arrivée dans sa vie plus tard, à l’adolescence, où elle s’est passionnée pour le noir et blanc. À la sortie du lycée, elle a d’abord obtenu une licence de lettre modernes et art, puis a intégré l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Ces trois années d’études ont été très enrichissantes, mais elle a eu des difficultés à trouver son identité d’artiste et à plaquer un discours sur sa pratique. Ces difficultés se sont poursuivies à la sortie d’école, où elle a cherché sa voie avant d’avoir, un peu par hasard, l’opportunité de photographier une course de vélo. Elle s’est alors petit à petit épanouie dans la photographie de sport. Nous avons discuté de ce qui la passionne dans ce métier prenant et intense, où les femmes sont peu nombreuses, et de la façon dont se passe une journée type de travail pour elle. Elle m’a aussi parlé de sa relation à sa pratique artistique personnelle, de son besoin de retourner parfois à la photographie argentique, et de son rapport au monde de l’art.

Vous pouvez retrouver Pauline sur instagram sous le pseudo @paulineballet ou sur son site internet www.paulineballet.com

Voici deux aperçus de sa vie de photographe : 
🚴 une photo du Tour de France 2020 (étape 1, sprint massif à l’arrivée)
🌿 et une photo tirée de sa série Otonashii, faite au Japon à l’argentique.

#18 / Elodie, restauratrice de photographies

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Pour ce dix-huitième épisode, mon invitée est Elodie, restauratrice de photographies. Son intérêt pour l’art est une prolongation de sa créativité enfantine, qu’elle a continué à entretenir à l’adolescence. Après des études dans un lycée technologique d’Arts Appliqués, elle a fait un BTS Photo, voulant d’abord se diriger vers le métier de photographe de reportage. Mais au fil de ses stages et de son apprentissage du métier, elle a réalisé que ce n’était pas la voie pour elle. Elle s’est alors tournée vers la conservation-restauration de biens culturels, et plus précisément de photographies : cela consiste à agir sur une photographie et son environnement afin de préserver son intégrité physique et historique et d’améliorer sa compréhension. Pour cela, elle a étudié à l’Institut National du Patrimoine durant cinq ans.
Elle m’a parlé de son mémoire de fin d’études, qui avait pour objet la restauration d’une photo d’Act-Up Paris conservée aux archives nationales, et l’histoire de cette association de lutte contre le VIH/SIDA – un sujet engagé qui lui tenait à coeur. Nous avons également discuté de son processus créatif et de sa pratique artistique personnelle et avons évoqué son sentiment de vouloir qu’elle soit utile pour être montrée, ce qu’elle a pu faire à travers un travail documentaire pour une association ou des commandes de portraits.

Voici deux oeuvres d’Elodie : un Polaroïd et un dessin !

#16 / Bérangère Fromont, photographe en résistance

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Pour ce seizième épisode, mon invitée est Bérangère Fromont, photographe. À l’adolescence, elle a découvert la photographie à travers l’apprentissage des techniques de développement avec une professeure au collège. Elle m’a raconté son intérêt pour cet art qui s’est d’abord manifesté à travers une curiosité purement technique, avant de se muer beaucoup plus tard en véritable passion artistique, suite à une exposition qui l’a frappée. Après de longues études en hypokhâgne à Orléans puis en fac de lettres à Paris, elle s’est d’abord tournée vers le cinéma, une autre de ses passions. Mais en voyant que le fonctionnement très collectif et souvent sous pression de ce milieu ne lui correspondait pas, elle a décidé de se consacrer à la photographie. C’est à travers des workshops à Arles, avec les photographes Claudine Doury et Antoine d’Agata, qu’elle a fait éclore sa véritable identité artistique. Son travail se base sur la thématique de la résistance. Nous avons parlé de la manière dont elle trouve son inspiration, de sa façon d’évoluer dans le milieu artistique en tant que personne qui n’a pas fait d’école d’art, et de sa vision du sexisme dans le monde de l’art.

Vous pouvez retrouver Bérangère sur instagram sous le pseudo @berangerefromont, et visiter son site internet www.berangerefromont.com

Voici deux oeuvres de Bérangère : une photographie tirée de sa série en cours « Adventices 1,2,3 » et une vidéo des manifestations athéniennes tirée de sa série « Except the Clouds »

cliquez sur la flèche pour voir la vidéo, en deuxième image

#15 / Nina Flageul, art thérapeute, dessinatrice et photographe

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Pour ce quinzième épisode, mon invitée est Nina Flageul, dessinatrice et art thérapeute. Elle m’a raconté comment son intérêt pour l’art moderne est né par hasard quand elle était petite, au hasard des pages d’un dictionnaire, et l’a menée à s’inscrire à la Sorbonne pour étudier l’Histoire de l’Art à Paris, tout en pratiquant le dessin et la photographie. Mais au bout de deux ans d’études, un burnout l’a poussée à faire une pause, et c’est à ce moment-là qu’elle s’est rendu compte de la valeur qu’avait l’art dans sa reconstruction personnelle. En résonance avec ce parcours, elle a décidé de se lancer dans des études de psychologie afin de devenir art thérapeute. Nous avons aussi discuté de son activité de modèle pour les photographes et les peintres, et de la manière dont cela l’a aidée à voir son corps autrement. Elle m’a parlé de son implication dans le mouvement Body Positive, de sa prise de conscience féministe, et de son activité d’illustratrice – un métier qu’elle aimerait continuer de faire à côté de l’art thérapie.

>je m’excuse pour les bruits vers le milieu du podcast. Il y avait des travaux dans mon immeuble!<

Vous pouvez retrouver Nina sur instagram sous le pseudo @ninaflageul, sur Facebook sur sa page L’imaginerie de Nina, et visiter son site internet www.ninaflageul.com.
Pour vous retrouver ses illustrations dans l’ouvrage « Les dessous du plaisir » d’Alexia Bacouël.

Voici deux oeuvres de Nina : une photographie et un dessin !

#4 / Nicolas Medy, réalisateur – le pouvoir de la fiction

citation extraite du podcast

Pour ce quatrième épisode, mon invité est Nicolas Medy. Nicolas est réalisateur. Durant cet entretien, nous avons parlé de son rapport à l’art et des différents médiums par lesquels il est passé, allant de son éducation musicale classique à la photographie et au dessin, avant d’arriver au film plus tardivement. Il m’a raconté sa difficulté à assumer son envie de s’exprimer à travers la fiction au cinéma, avant de découvrir des réalisateurs et réalisatrices comme Julie Dash et Marlon Riggs ; qui en mettant en scène des personnages queer et racisés l’ont aidé à se sentir légitime dans sa propre créativité. Nous avons également parlé de son choix de faire des films avec un très petit budget et des limites que cela comporte, de son ambivalence à s’inscrire dans un système de production traditionnel, et de son évolution politique à travers les quatre court-métrages qu’il a à son actif.
J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez suivre Nicolas sur instagram sous le pseudo @medy_nicolas

la bande-annonce du prochain film de Nicolas, Vissi D’Amore :

#3 / Romy Alizée, photographe et travailleuse du sexe

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Pour ce troisième épisode, mon invitée est Romy Alizée. Romy est avant tout photographe, mais elle réalise aussi depuis peu des films et est également actrice et travailleuse du sexe. Ensemble, nous avons parlé de son imagination débordante qu’elle a entretenue depuis l’enfance, de ses études d’actrice à Paris, et de son vécu en tant que modèle photo avant son virage derrière l’objectif. Nous avons également discuté de ses projets dans le champ cinématographique et musical, de son rapport à la sexualité et au travail du sexe, de sa place dans le milieu de l’art en tant que personne n’ayant pas fait d’école, et bien plus encore ! J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez suivre Romy sur Instagram @romixalizee et découvrir son travail sur son site www.romyalizee.fr !

une photographie de Romy :

#2 / Rémy, photographe – interroger l’image

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Aujourd’hui, mon invité est Rémy. Rémy a étudié à l’ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Ensemble, nous avons parlé de son rapport à la photographie et du lien avec son histoire familiale, de sa passion pour la Nouvelle Objectivité Allemande, de ses études enrichissantes à Arles, et de son arrivée difficile sur le marché du travail. Nous avons également évoqué son rapport à son identité multiculturelle et multiraciale et comment celle-ci s’inscrit dans son rapport à l’art et à l’image. Il ne faut pas vous étonner si nous avons l’air de bien nous connaître : Rémy est mon partenaire de vie depuis presque 8 ans. J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute !

Rémy est sur instagram @rswmln

une photographie de Rémy :