#16 / Bérangère Fromont, photographe en résistance

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Pour ce seizième épisode, mon invitée est Bérangère Fromont, photographe. À l’adolescence, elle a découvert la photographie à travers l’apprentissage des techniques de développement avec une professeure au collège. Elle m’a raconté son intérêt pour cet art qui s’est d’abord manifesté à travers une curiosité purement technique, avant de se muer beaucoup plus tard en véritable passion artistique, suite à une exposition qui l’a frappée. Après de longues études en hypokhâgne à Orléans puis en fac de lettres à Paris, elle s’est d’abord tournée vers le cinéma, une autre de ses passions. Mais en voyant que le fonctionnement très collectif et souvent sous pression de ce milieu ne lui correspondait pas, elle a décidé de se consacrer à la photographie. C’est à travers des workshops à Arles, avec les photographes Claudine Doury et Antoine d’Agata, qu’elle a fait éclore sa véritable identité artistique. Son travail se base sur la thématique de la résistance. Nous avons parlé de la manière dont elle trouve son inspiration, de sa façon d’évoluer dans le milieu artistique en tant que personne qui n’a pas fait d’école d’art, et de sa vision du sexisme dans le monde de l’art.

Vous pouvez retrouver Bérangère sur instagram sous le pseudo @berangerefromont, et visiter son site internet www.berangerefromont.com

Voici deux oeuvres de Bérangère : une photographie tirée de sa série en cours « Adventices 1,2,3 » et une vidéo des manifestations athéniennes tirée de sa série « Except the Clouds »

cliquez sur la flèche pour voir la vidéo, en deuxième image

#15 / Nina Flageul, art thérapeute, dessinatrice et photographe

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Pour ce quinzième épisode, mon invitée est Nina Flageul, dessinatrice et art thérapeute. Elle m’a raconté comment son intérêt pour l’art moderne est né par hasard quand elle était petite, au hasard des pages d’un dictionnaire, et l’a menée à s’inscrire à la Sorbonne pour étudier l’Histoire de l’Art à Paris, tout en pratiquant le dessin et la photographie. Mais au bout de deux ans d’études, un burnout l’a poussée à faire une pause, et c’est à ce moment-là qu’elle s’est rendu compte de la valeur qu’avait l’art dans sa reconstruction personnelle. En résonance avec ce parcours, elle a décidé de se lancer dans des études de psychologie afin de devenir art thérapeute. Nous avons aussi discuté de son activité de modèle pour les photographes et les peintres, et de la manière dont cela l’a aidée à voir son corps autrement. Elle m’a parlé de son implication dans le mouvement Body Positive, de sa prise de conscience féministe, et de son activité d’illustratrice – un métier qu’elle aimerait continuer de faire à côté de l’art thérapie.

>je m’excuse pour les bruits vers le milieu du podcast. Il y avait des travaux dans mon immeuble!<

Vous pouvez retrouver Nina sur instagram sous le pseudo @ninaflageul, sur Facebook sur sa page L’imaginerie de Nina, et visiter son site internet www.ninaflageul.com.
Pour vous retrouver ses illustrations dans l’ouvrage « Les dessous du plaisir » d’Alexia Bacouël.

Voici deux oeuvres de Nina : une photographie et un dessin !

#14 / Odonchimeg Davaadorj, artiste foisonnante

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Pour ce quatorzième épisode, mon invitée est Odonchimeg Davaadorj. Odonchimeg est une artiste pluridisciplinaire, elle s’exprime à travers le dessin, la peinture, la couture, la broderie et la performance, ainsi que l’écriture et la vidéo. Née en Mongolie, elle s’est intéressée aux études d’art par hasard, alors qu’elle travaillait en tant que femme de ménage à Paris. Cela l’a menée à étudier aux Beaux-Arts de Cergy, dont elle est sortie diplômée en 2016 avec les félicitations du jury. Nous avons discuté de la manière dont lui vient son inspiration, de sa vision de son statut d’artiste, et de son rapport au féminisme. Elle m’a aussi parlé de son travail en tant que mannequin et m’a raconté son intérêt pour la couture et la création de vêtements.

Pour pouvez retrouver Odonchimeg sur instagram et facebook sous le pseudo odonchimeg.davaadorj et visiter son site internet www.odonchimegdavaadorj.com

Voici une sélection d’oeuvres : une peinture, une broderie et une robe qu’elle a cousue

#13 / Anaëlle Goldy, illustratrice et tatoueuse

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Pour ce treizième épisode, mon invitée est Anaëlle Goldy, dessinatrice et tatoueuse. Anaëlle m’a parlé de sa pratique du dessin qui lui est restée depuis l’enfance, encouragée par une ambiance familiale propice. Après avoir eu du mal à trouver sa voie durant ses études d’art, elle a pris le chemin de la médiation culturelle et a commencé à travailler dans ce domaine, avant de se rendre compte qu’une vie rythmée par un emploi salarié traditionnel ne lui convenait pas. Elle m’a raconté son besoin d’indépendance qui s’est traduit par un changement vers une voie plus libre d’illustratrice et de tatoueuse. Nous avons parlé de son rapport à son inspiration artistique, de son amour pour la pratique du tatouage, et de ses convictions féministes et militantes. Elle m’a également confié les nombreux projets créatifs qu’elle a sur le feu.
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez retrouver Anaëlle sur instagram sous le pseudo @anaelle.goldy.tattooillu

un tatouage et un dessin d’Anaëlle :

#12 / Tsipora Poros, dessinatrice et sorcière

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Pour ce douzième épisode, mon invitée est Tsipora Poros. Tsipora est dessinatrice. Elle m’a raconté son amour pour la création qui est en elle depuis l’enfance, et qui la menée vers des études d’Histoire de l’Art à la Sorbonne puis aux Beaux-Arts d’Angoulême. Nous avons parlé de sa pratique de la sorcellerie et de son intérêt pour l’ésotérisme, survenu après une profonde dépression, et de la façon dont cela l’ancre dans une pratique artistique enrichissante et porteuse de sens. Elle m’a expliqué sa vision de l’art et du statut de l’artiste dans notre société, ainsi que son processus créatif et le point d’honneur qu’elle met à représenter des corps imparfaits. Nous avons aussi évoqué la manière dont elle vit sa maternité.
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez retrouver Tsipora sur instagram et facebook sous le pseudo tsiporaporos

une oeuvre de Tispora :

#11 / Alice, professeure d’arts appliqués dans une lycée Professionnel

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Pour ce onzième épisode, mon invitée est Alice, professeure d’arts appliqués. Nous avons parlé de son amour pour le dessin et les travaux manuels survenu dans l’enfance, qui l’a menée vers des études aux Beaux-Arts de Rennes puis à l’Ecole d’Architecture de Marne-la-Vallée en région parisienne. Elle m’a raconté son sentiment de décalage face au monde fermé et élitiste de ces milieux, et sa difficulté à s’imaginer en faire pleinement partie sans avoir l’impression de trahir sa classe sociale. Après s’être questionnée quelques temps sur ce qu’elle voulait vraiment faire de son amour pour le dessin, elle s’est dirigée vers l’enseignement en choisissant d’être professeure d’arts appliqués dans un lycée professionnel, une voie qui lui convient beaucoup mieux.

Pour voir les oeuvres d’Alice, vous pouvez vous rendre sur son site internet à l’adresse www.aliceliab.com

un dessin d’Alice :

#10 / Karima El Amrani, danseuse

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Pour ce dixième épisode, mon invitée est Karima El Amrani. Karima est danseuse. Elle a entre autre travaillé à Londres pour la compagnie Hofesh Shechter et le Clod Ensemble, à Berlin avec Christoph Winkler, à Genève avec la Compagnie 7273, et en France avec Damien Jalet et le Centre Chorégraphique National de Tours. Ensemble, nous avons parlé de sa passion pour la danse survenue dans l’enfance, de ses études enrichissantes au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de la vision qu’elle en a aujourd’hui avec le recul. Elle m’a parlé de la tendance que peuvent avoir certains professionnels du milieu à assigner les danseur-euses non blanc-hes à certains types de danses comme le hip-hop, et des difficultés qui parfois en découlent pour trouver un travail en danse contemporaine. Elle m’a raconté comment elle a vécu sa grossesse, et m’a expliqué comment fonctionnait le congé maternité pour les intermittentes du spectacle. Nous avons aussi parlé de ses premiers pas en tant que chorégraphe avec son projet de solo, appelé « Album de Chorégraphies ».

Vous pouvez retrouver Karima sur instagram sous le pseudo kokelam

Pour voir Karima danser, vous pouvez regarder le tease de son projet « Album de Chorégraphie » ici :

#9 / Delphine Trouche, peintre – Le sens des formes

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Pour ce neuvième épisode, mon invitée est Delphine Trouche. Delphine est peintre. Elle m’a raconté sa rencontre fortuite avec la pratique artistique à travers une histoire d’amour, qui l’a menée à étudier aux Beaux-Arts d’Avignon. Elle a ensuite poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Bourges, ainsi qu’aux Beaux-Arts de Munster et de Stuttgart en Allemagne, et cette expérience lui a permis d’observer les différences entre l’enseignement allemand et français, notamment dans la perception de la pratique de la peinture. Elle m’a parlé de son inspiration artistique et de sa manière de peindre, en mélangeant des éléments abstraits et figuratifs au sens ambivalent, ainsi que de son rapport à la performance, qu’elle utilise parfois comme un médium qui fait passer un message clair et direct au public. Nous avons également longuement discuté du marché capitaliste de l’art contemporain, et des nécessités injustes d’avoir des capitaux sociaux-culturels et monétaires pour y naviguer sereinement.
Vous entendrez un chien aboyer durant cet épisode, mais ne vous inquiétez pas, il s’agit de Benoît, le chien de Delphine, qui est très bavard et qui voulait nous rejoindre dans la pièce on nous avons enregistré l’interview 😀

Vous pouvez retrouver Delphine sur instagram sous le pseudo delphinetrouche

une oeuvre de Delphine :

« paysage métaphysique N°22 » (2019, acrylique et huile sur papier et mur)

#8 / Camille Soualem, peintre – Passion peinture

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Pour ce huitième épisode, mon invitée est Camille Soualem. Camille est peintre. Elle m’a raconté son amour pour l’art qui s’est révélé en pointillé de son enfance à son adolescence, avant de se cristalliser en une passion inébranlable pour la peinture alors qu’elle étudiait en classe prépa pour les écoles d’art. Camille et moi avons des points communs : nous peignons toutes les deux principalement des femmes, et nous avons étudié aux Beaux-Arts de Paris, en étant diplômée à trois ans d’écart. Nous avons pu échanger nos ressentis sur l’enseignement que nous avons reçu à l’Ecole et sur la manière dont nos oeuvres sont perçues du fait de nos sujets de prédilection ; par exemple, l’obligation d’avoir un discours politisé parce que nous peignons des femmes. Elle m’a parlé de son processus créatif, de sa vision du féminisme, de son avis sur l’image romantique de l’artiste maudit, et de la manière dont elle conçoit son futur entre un travail alimentaire qui lui plaît et une pratique éternelle de la peinture.

Vous pouvez retrouver Camille sur instagram sous le pseudo camille_soualem_

une peinture de Camille :

#7 / Zoé Fréchet-Sarrault, comédienne, autrice et circassienne

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Pour ce septième épisode, mon invitée et Zoé Fréchet-Sarrault. Zoé est comédienne, autrice et circassienne. Au cours de cet entretien, nous avons discuté de son enfance dans une famille où l’art tenait une place importante, de ses années d’études à Paris, et des bonheurs qu’elle tire de ses différentes pratiques artistiques. Elle m’a parlé de son rapport à la création qu’elle ne conçoit pas comme linéaire, de son amour pour la littérature, de ses projets d’écriture, et de son rapport au corps et à la féminité qui a évolué à travers le cirque. Elle m’a également raconté les expériences de racisme et de sexisme auxquelles elle a fait face au cours de sa vie professionnelle, et m’a dit son opinion sur la place des hommes racisés dans cette lutte.

Vous pouvez retrouver Zoé sur instagram sous le pseudo zoecassandre_ ainsi que sur le site du collectif de comédien-ne-s La Réplique, à l’adresse www.replique.ovh/les-comediens/zo…frechet-sarrault

un extrait de la pièce que Zoé a écrite, « Sourde Oreille » :

Zoé à l’écran dans The Brain Company, où elle tient le rôle principal :

https://www.france.tv/slash/the-brain-company/

Démo de corde lisse, filmée par Maxime Flourac :