#25 / Hany, peintre et dessinatrice – Un espace pour créer

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Pour ce vingt-cinquième épisode, mon invitée est Hany, peintre et dessinatrice. Ayant grandi dans un environnement où l’art faisait partie de son quotidien, entre musique et peinture, il lui a semblé naturel de s’exprimer par le dessin. Au moment de choisir son parcours d’études, elle a hésité à tenter une école de Beaux-Arts mais a finalement choisi de se diriger vers une licence en arts du spectacle. Elle a alors quitté sa Réunion natale pour aller étudier à Paris VIII. Cela lui a permis de travailler avec des compagnies de théâtre en tant que médiatrice culturelle, chargée de diffusion ou encore chargée de production. Mais petit à petit, elle s’est rendu compte que cette immersion dans les arts de la scène l’avait peu à peu déplacée de sa pratique du dessin. Elle s’est alors remise à dessiner et à peindre, toujours en autodidacte. Nous avons parlé de son inspiration et des techniques qu’elle utilise, mais aussi de l’enjeu politique de représenter des corps gros, assignés femme et racisés dans un monde saturé d’images de personnes blanches et minces.

Vous pouvez retrouver Hany sur instagram sous le pseudo @sweetpotatoindaspace

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici trois de ses oeuvres.

#24 / Zeina Mokaiesh, musicienne – Une voix qui porte

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Pour ce vingt-quatrième épisode, mon invitée est Zeina Mokaiesh, auteure, compositrice, interprète, chanteuse et guitariste. Elevée par des parents mélomanes, elle a grandi entourée de disques et a baigné dans la musique de Bob Dylan, Eric Clapton ou encore les Dire Straits. C’est à l’adolescence qu’elle a commencé à apprendre la guitare en autodidacte, après avoir entendu l’interprétation de Janis Joplin de la chanson Summertime. Après des études de langues, elle a passé trois mois sur la route aux Etats-Unis pour jouer dans des scènes ouvertes, ce qui a renforcé son amour pour la musique et le chant. Elle a alors continué à perfectionner son art au fil des années, enchaînant les projets en parallèle de ses petits boulots, puis elle est devenue interprète. Mais sa créativité devenait de plus en plus étouffée par son travail trop prenant. Durant le confinement, elle a eu un déclic et a décidé d’assumer pleinement sa passion pour la musique et sa fierté d’être artiste. Nous avons discuté de son engagement féministe, qu’elle aime faire passer à travers ses chansons, et de son rapport au dessin et à l’écriture, qui sont aussi des pratiques qui lui tiennent à coeur.

Vous pouvez retrouver Zeina sur instagram sous le pseudo @zeinamksh et sur youtube

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici la chanson « Slow Down », ainsi qu’un de ses dessins.

#22 / Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse – Créer pour réunir

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Pour ce vingt-deuxième épisode, mon invitée est Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse. Après une enfance et une adolescence à la campagne, dans une famille où l’art était présent sans être omniprésent, Rizzo s’est rendue à Lyon pour faire des études de sociologie. C’est dans cette ville qu’elle s’est liée au milieu antifasciste et punk, qu’elle s’est intéressée au féminisme et qu’elle a commencé à dessiner et à faire du graphisme. Son rapport à la pratique artistique s’est étoffé au contact du collectif : elle s’est plu à faire des affiches pour les concerts, à créer des autocollants pour des groupes, à écrire des fanzines. Elle a aussi vu cette création d’images comme une manière de combler un vide visuel : en ce début des années 2000, dans le creux de la vague féministe, les représentations militantes étaient denrée rare. Dans ses oeuvres, elle aime parler de sujets qui la touche, notamment le lesbianisme, l’identité butch et le handicap. Nous avons discuté de sa vision du statut de l’artiste dans la société, et de son ambivalence face aux limites de l’expression dans un système capitaliste individualiste. Elle m’a parlé de son handicap et des limites qu’il lui impose dans la création, la douleur l’empêchant de dessiner au rythme qu’elle souhaiterait. Nous avons également évoqué la façon dont elle utilise la bande-dessinée pour raconter des anecdotes qui lui arrivent, et rire des moments difficiles.

Vous pouvez retrouver Rizzo sur instagram sous le pseudo @rizzo_boring et sur son blog www.rizzoboring.wordpress.com.

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici une linogravure sur mouchoir, et son illustration de la couverture de Stone Butch Blues, le roman de Leslie Feinberg.

#21 / Jade Boissin, peintre – un présent baroque

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Pour ce vingt-et-unième épisode, mon invitée est Jade Boissin, peintre. Jade a grandi dans une famille intéressée par l’art ancien. À l’adolescence, elle a constaté que sa pratique du dessin et de la peinture était plus qu’une passion : c’était un choix de vie. En entrant aux beaux-arts de Nantes, elle voulait apprendre à peindre comme les maîtres dont elle avait admiré les œuvres dans son enfance, mais elle s’est rendu compte que ce n’était pas ce que cette école enseignait. Ces études ont tout de même été très enrichissantes sur d’autres aspects. Son diplôme en poche, elle a décidé de faire un master en sociologie avant de se lancer dans la vie active, mais à gardé en tête son projet d’apprendre la peinture traditionnelle. Elle a alors monté un projet pour partir en Italie prendre des cours techniques auprès d’un maître de la peinture baroque. Ces trois mois d’apprentissage l’ont énormément marquée et passionnée. Nous avons parlé de ses pratiques de la peinture à l’huile, du dessin au fusain et de la céramique, qui lui amènent chacune un plaisir différent. Elle m’a raconté d’où lui vient son inspiration, son rapport à ses modèles et à l’autoportrait. Nous avons également évoqué la place des femmes dans ses œuvres, et le statut des femmes artistes dans l’art contemporain.

Vous pouvez retrouver Jade sur instagram sous le pseudo @jade_boissin, ou sur son site internet www.jadeboissin.com.

Voici trois oeuvres de Jade : une peinture à l’huile (le portrait de sa grand-mère que nous avons évoqué dans l’épisode!), un dessin à la mine de plomb sur papier, et un service d’assiettes sur lesquelles elle a peint des morceaux de pain.

#20 / Noël Rasendrason, artiste en vibration

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Pour ce vingtième épisode, mon invité·e est Noël Rasendrason, artiste en vibration. C’est dans l’enfance puis l’adolescence qu’iel s’est pris·e de passion pour le dessin et pour la musique. À la sortie du lycée, iel a étudié le graphisme à Nantes, mais iel s’est rendu·e compte que cette approche de la créativité ne lui convenait pas. C’est en découvrant l’existence de collectifs artistiques, notamment du collectif La Main à Paris, qu’iel a commencé à trouver un chemin artistique plus authentique. Nous avons parlé de sa pratique du dessin et de la musique, et de ce que lui apportent respectivement ces deux canaux d’expression artistique. Iel m’a raconté son parcours musical autodidacte, qui l’a notamment mené·e à Artemisia IV, un projet cathartique mêlant techno, acid house et folk expérimentale. Ce projet lui permet de s’affirmer sur scène en tant que personne non-binaire, et a aussi pour vocation de visibiliser la scène des artistes femmes et LGBTQia+. Nous avons également évoqué ses convictions écoféministes et la façon dont cela se retranscrit dans ses œuvres, qui ont un rapport profond avec la nature. Iel m’a également parlé de son travail de tatoueur·se, un métier qu’iel a commencé à pratiquer récemment et qu’iel apprécie beaucoup.

Vous pouvez retrouver Noël sur instagram sous le pseudo @noelrasendrason, ou sur son site internet www.noelrasendrason.com Sa musique est disponible sur bandcamp à l’adresse noelrasendrason.bandcamp.com, et son projet Artemisia IV est sur Soundcloud à l’adresse @artemisia-iv

Voici un aperçu de ses différentes pratiques artistiques : un dessin tiré de sa série « Inkstoneber », un tatouage d’un groupe de pierres menées par une ammonite, et une photographie (prise par Clara Antonelli) de l’instrument qu’iel a créé : le Sivis Pacem, une cithare jerricane 

#18 / Elodie, restauratrice de photographies

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Pour ce dix-huitième épisode, mon invitée est Elodie, restauratrice de photographies. Son intérêt pour l’art est une prolongation de sa créativité enfantine, qu’elle a continué à entretenir à l’adolescence. Après des études dans un lycée technologique d’Arts Appliqués, elle a fait un BTS Photo, voulant d’abord se diriger vers le métier de photographe de reportage. Mais au fil de ses stages et de son apprentissage du métier, elle a réalisé que ce n’était pas la voie pour elle. Elle s’est alors tournée vers la conservation-restauration de biens culturels, et plus précisément de photographies : cela consiste à agir sur une photographie et son environnement afin de préserver son intégrité physique et historique et d’améliorer sa compréhension. Pour cela, elle a étudié à l’Institut National du Patrimoine durant cinq ans.
Elle m’a parlé de son mémoire de fin d’études, qui avait pour objet la restauration d’une photo d’Act-Up Paris conservée aux archives nationales, et l’histoire de cette association de lutte contre le VIH/SIDA – un sujet engagé qui lui tenait à coeur. Nous avons également discuté de son processus créatif et de sa pratique artistique personnelle et avons évoqué son sentiment de vouloir qu’elle soit utile pour être montrée, ce qu’elle a pu faire à travers un travail documentaire pour une association ou des commandes de portraits.

Voici deux oeuvres d’Elodie : un Polaroïd et un dessin !

#16 / Bérangère Fromont, photographe en résistance

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Pour ce seizième épisode, mon invitée est Bérangère Fromont, photographe. À l’adolescence, elle a découvert la photographie à travers l’apprentissage des techniques de développement avec une professeure au collège. Elle m’a raconté son intérêt pour cet art qui s’est d’abord manifesté à travers une curiosité purement technique, avant de se muer beaucoup plus tard en véritable passion artistique, suite à une exposition qui l’a frappée. Après de longues études en hypokhâgne à Orléans puis en fac de lettres à Paris, elle s’est d’abord tournée vers le cinéma, une autre de ses passions. Mais en voyant que le fonctionnement très collectif et souvent sous pression de ce milieu ne lui correspondait pas, elle a décidé de se consacrer à la photographie. C’est à travers des workshops à Arles, avec les photographes Claudine Doury et Antoine d’Agata, qu’elle a fait éclore sa véritable identité artistique. Son travail se base sur la thématique de la résistance. Nous avons parlé de la manière dont elle trouve son inspiration, de sa façon d’évoluer dans le milieu artistique en tant que personne qui n’a pas fait d’école d’art, et de sa vision du sexisme dans le monde de l’art.

Vous pouvez retrouver Bérangère sur instagram sous le pseudo @berangerefromont, et visiter son site internet www.berangerefromont.com

Voici deux oeuvres de Bérangère : une photographie tirée de sa série en cours « Adventices 1,2,3 » et une vidéo des manifestations athéniennes tirée de sa série « Except the Clouds »

cliquez sur la flèche pour voir la vidéo, en deuxième image

#15 / Nina Flageul, art thérapeute, dessinatrice et photographe

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Pour ce quinzième épisode, mon invitée est Nina Flageul, dessinatrice et art thérapeute. Elle m’a raconté comment son intérêt pour l’art moderne est né par hasard quand elle était petite, au hasard des pages d’un dictionnaire, et l’a menée à s’inscrire à la Sorbonne pour étudier l’Histoire de l’Art à Paris, tout en pratiquant le dessin et la photographie. Mais au bout de deux ans d’études, un burnout l’a poussée à faire une pause, et c’est à ce moment-là qu’elle s’est rendu compte de la valeur qu’avait l’art dans sa reconstruction personnelle. En résonance avec ce parcours, elle a décidé de se lancer dans des études de psychologie afin de devenir art thérapeute. Nous avons aussi discuté de son activité de modèle pour les photographes et les peintres, et de la manière dont cela l’a aidée à voir son corps autrement. Elle m’a parlé de son implication dans le mouvement Body Positive, de sa prise de conscience féministe, et de son activité d’illustratrice – un métier qu’elle aimerait continuer de faire à côté de l’art thérapie.

>je m’excuse pour les bruits vers le milieu du podcast. Il y avait des travaux dans mon immeuble!<

Vous pouvez retrouver Nina sur instagram sous le pseudo @ninaflageul, sur Facebook sur sa page L’imaginerie de Nina, et visiter son site internet www.ninaflageul.com.
Pour vous retrouver ses illustrations dans l’ouvrage « Les dessous du plaisir » d’Alexia Bacouël.

Voici deux oeuvres de Nina : une photographie et un dessin !

#14 / Odonchimeg Davaadorj, artiste foisonnante

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Pour ce quatorzième épisode, mon invitée est Odonchimeg Davaadorj. Odonchimeg est une artiste pluridisciplinaire, elle s’exprime à travers le dessin, la peinture, la couture, la broderie et la performance, ainsi que l’écriture et la vidéo. Née en Mongolie, elle s’est intéressée aux études d’art par hasard, alors qu’elle travaillait en tant que femme de ménage à Paris. Cela l’a menée à étudier aux Beaux-Arts de Cergy, dont elle est sortie diplômée en 2016 avec les félicitations du jury. Nous avons discuté de la manière dont lui vient son inspiration, de sa vision de son statut d’artiste, et de son rapport au féminisme. Elle m’a aussi parlé de son travail en tant que mannequin et m’a raconté son intérêt pour la couture et la création de vêtements.

Pour pouvez retrouver Odonchimeg sur instagram et facebook sous le pseudo odonchimeg.davaadorj et visiter son site internet www.odonchimegdavaadorj.com

Voici une sélection d’oeuvres : une peinture, une broderie et une robe qu’elle a cousue

#13 / Anaëlle Goldy, illustratrice et tatoueuse

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Pour ce treizième épisode, mon invitée est Anaëlle Goldy, dessinatrice et tatoueuse. Anaëlle m’a parlé de sa pratique du dessin qui lui est restée depuis l’enfance, encouragée par une ambiance familiale propice. Après avoir eu du mal à trouver sa voie durant ses études d’art, elle a pris le chemin de la médiation culturelle et a commencé à travailler dans ce domaine, avant de se rendre compte qu’une vie rythmée par un emploi salarié traditionnel ne lui convenait pas. Elle m’a raconté son besoin d’indépendance qui s’est traduit par un changement vers une voie plus libre d’illustratrice et de tatoueuse. Nous avons parlé de son rapport à son inspiration artistique, de son amour pour la pratique du tatouage, et de ses convictions féministes et militantes. Elle m’a également confié les nombreux projets créatifs qu’elle a sur le feu.
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez retrouver Anaëlle sur instagram sous le pseudo @anaelle.goldy.tattooillu

un tatouage et un dessin d’Anaëlle :