#34 / Féebrile, photographe – imager les fantômes

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Pour ce trente-quatrième épisode, mon invitée est Féebrile, photographe. Féebrile est arrivée à la photographie un peu par hasard à la fin de l’adolescence. Dès le début de sa pratique, elle a développé un intérêt pour mettre en scène des images sombres et mystérieuses qui stimulent l’imagination. Nous avons parlé de son parcours d’autodidacte ainsi que de ses affinités avec d’autres médiums comme la vidéo, l’écriture et la musique. Elle m’a expliqué le processus créatif qui l’amène à faire naître une photo. Présente sur internet depuis une quinzaine d’années, Féebrile a développé sa pratique à travers les rencontres et les retours qu’elle a pu obtenir par ce biais. Nous avons donc parlé de son rapport aux blogs et aux réseaux sociaux. Nous avons également discuté de sa perception du statut de l’artiste dans notre société.

Vous pouvez retrouver Feebrile sur instagram sous le pseudo @isafeebrile ou sur son site internet www.feebrile.com

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quatre de ses photographies !

La Fable

La fille de feu

Mère Méduse

Shockheaded Peter

#33 / Maya McCallum, dessinatrice et plasticienne

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Pour ce trente-troisième épisode, mon invitée est Maya MccCallum, dessinatrice et plasticienne. Née dans une famille franco-écossaise, elle a présenté un intérêt pour le dessin dès l’enfance. Après le bac, elle s’est dirigée vers des études d’arts plastiques à l’université de Paris I. Ces études lui ont apporté sur le plan théorique, mais l’ont petit à petit inhibée dans sa pratique artistique figurative, l’orientation étant plutôt conceptuelle. Elle a alors cessé sa pratique du dessin, et elle s’est consacrée à la musique, jouant dans différents groupes à l’esprit DIY largement assumé, tout en ayant toujours un travail alimentaire à côté. Mais la balance entre travail et création était trop difficile à maintenir, et elle a eu besoin de bifurquer professionnellement. C’est alors que le dessin est revenu dans sa vie. Elle m’a raconté la façon dont elle a repris sa pratique, de manière totalement autodidacte. Nous avons parlé de la technique qu’elle utilise, de son processus créatif et de la façon dont elle crée son image, dont l’interprétation reste libre. Elle m’a parlé de son rapport au volume, qu’elle a pu explorer à travers la pratique de la sculpture et de la peinture sur crucifix. Nous avons également évoqué son rapport aux réseaux sociaux, et sa vision du statut de l’artiste dans notre société.
Maya est soutenue par la galerie Arts Factory.

Vous pouvez retrouver Maya sur instagram sous le pseudo @maya.mccallum ou sur son site internet www.mayamccallum.com/

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici deux dessins et une installation !

Terrain de Je
Ego-tripes

Pin-up Jesus

Pin-up Jesus – détail

#32 / Léonie Massot Floury, dessinatrice et tatoueuse

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Pour ce trente-deuxième épisode, mon invitée est Léonie Massot Floury, dessinatrice et tatoueuse. Le dessin a toujours fait partie de sa vie, dès l’enfance. Après un bac option théâtre, elle s’est tournée vers une fac d’arts plastiques. Mais cette façon d’aborder la pratique artistique ne lui convenait pas, et elle a arrêté au bout de quelques mois pour se tourner vers des études en communication interculturelle et sociolinguistique. Nous avons parlé des blocages auxquels elle a parfois fait face dans sa pratique du dessin, et de son rapport aux couleurs et aux différents médiums qu’elle utilise. Depuis quelques mois, elle suit une formation en tatouage, et nous avons pu discuter de ce qu’elle y apprend, ainsi que de sa vision ambivalente de ce milieu parfois fermé. Elle m’a également parlé de son désir d’illustrer et de faire de la bande-dessinée, et de son parcours d’artiste autodidacte.
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez retrouver Léonie sur instagram sous le pseudo @leoniemassotfloury pour son travail artistique, et sous le pseudo @rainette.ttt pour ses tatouages.

Pour découvrir un peu plus son travail, voici des dessins et des tatouages !

#31 / Florence Andoka, poète et écrivaine

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Pour ce trente-et-unième épisode, mon invitée est Florence Andoka, poète et écrivaine. Son amour pour l’art est d’abord né à travers une pratique du dessin, qui a été découragée au cours de ses années lycée. Après un bac option arts plastiques, elle a fait une prépa lettres et un master de philosophie. Nous avons parlé de son hésitation à se lancer dans des études d’art, puis de sa décision de ne pas y aller, due à sa perception ambivalente de ces écoles. Son arrivée dans l’écriture s’est faite à travers des textes qu’elle a écrits pour des artistes, des critiques de films et d’expositions. Puis petit à petit, elle s’est tournée vers une écriture personnelle. Nous avons parlé de son inspiration et de son processus créatif. Son oeuvre met essentiellement en scène des personnages féminins, et nous avons discuté de sa vision des féminités notamment à travers son point de vue de femme Noire et handicapée. Elle m’a également raconté son affection pour les revues littéraires, sa vision du statut des écrivain-e-s et les différences qu’elle perçoit avec le statut des artistes visuels.
Dans cet épisode, vous pourrez entendre Florence lire deux extraits de son dernier ouvrage, « Dans ton tube » (éditions Gorge Bleue)
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez retrouver Florence sur instagram sous le pseudo @florence.andoka

Pour découvrir un peu plus son travail, voici des extraits de trois de ses ouvrages !

Dans Ton Tube, éditions Gorge Bleue, 2022

Trop Bête pour toi, Mediapop Editions, 2019

Perpétuelle Félicité, Editions Vanloo, 2020

#30 / Morgan.e, collagiste – Découper pour mieux rassembler

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Pour ce trentième épisode, mon invité.e est Morgan.e, collagiste. Son premier contact avec l’art s’est surtout fait en tant que spectateur. Après des études de psychologie, iel a beaucoup fréquenté les musées parisiens, et c’est au détour d’une exposition de Bernard Buffet qu’iel a eu l’idée de remanier une oeuvre par le biais du collage. Iel s’est alors lancé-e dans la pratique de cet art en l’utilisant pour se représenter, et ainsi faire naître des oeuvres mettant en scène une personne en fauteuil roulant, ce qui est très rare dans l’Histoire de l’art. Parallèlement à cela, iel a pratiqué le dessin, notamment en prenant des cours à la mairie de sa ville. Iel m’a parlé de ce qu’iel aime dans le collage, de la façon dont iel choisit les oeuvres et les images qu’iel va utiliser pour composer son oeuvre, ainsi que de l’évolution de sa pratique au fil du temps. Nous avons discuté de la façon dont le handicap est perçu dans le milieu de l’art et de la façon dont il a été classé dans l’Histoire de l’art, notamment à travers l’appellation d’« art brut ». Nous avons également parlé de son rapport à instagram et de son ambivalence face à cette plateforme parfois opaque.

Vous pouvez retrouver Morgan.e sur instagram sous le pseudo @morgan.e_bl

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici un collage et un dessin !

#25 / Hany, peintre et dessinatrice – Un espace pour créer

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Pour ce vingt-cinquième épisode, mon invitée est Hany, peintre et dessinatrice. Ayant grandi dans un environnement où l’art faisait partie de son quotidien, entre musique et peinture, il lui a semblé naturel de s’exprimer par le dessin. Au moment de choisir son parcours d’études, elle a hésité à tenter une école de Beaux-Arts mais a finalement choisi de se diriger vers une licence en arts du spectacle. Elle a alors quitté sa Réunion natale pour aller étudier à Paris VIII. Cela lui a permis de travailler avec des compagnies de théâtre en tant que médiatrice culturelle, chargée de diffusion ou encore chargée de production. Mais petit à petit, elle s’est rendu compte que cette immersion dans les arts de la scène l’avait peu à peu déplacée de sa pratique du dessin. Elle s’est alors remise à dessiner et à peindre, toujours en autodidacte. Nous avons parlé de son inspiration et des techniques qu’elle utilise, mais aussi de l’enjeu politique de représenter des corps gros, assignés femme et racisés dans un monde saturé d’images de personnes blanches et minces.

Vous pouvez retrouver Hany sur instagram sous le pseudo @sweetpotatoindaspace

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici trois de ses oeuvres.

#24 / Zeina Mokaiesh, musicienne – Une voix qui porte

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Pour ce vingt-quatrième épisode, mon invitée est Zeina Mokaiesh, auteure, compositrice, interprète, chanteuse et guitariste. Elevée par des parents mélomanes, elle a grandi entourée de disques et a baigné dans la musique de Bob Dylan, Eric Clapton ou encore les Dire Straits. C’est à l’adolescence qu’elle a commencé à apprendre la guitare en autodidacte, après avoir entendu l’interprétation de Janis Joplin de la chanson Summertime. Après des études de langues, elle a passé trois mois sur la route aux Etats-Unis pour jouer dans des scènes ouvertes, ce qui a renforcé son amour pour la musique et le chant. Elle a alors continué à perfectionner son art au fil des années, enchaînant les projets en parallèle de ses petits boulots, puis elle est devenue interprète. Mais sa créativité devenait de plus en plus étouffée par son travail trop prenant. Durant le confinement, elle a eu un déclic et a décidé d’assumer pleinement sa passion pour la musique et sa fierté d’être artiste. Nous avons discuté de son engagement féministe, qu’elle aime faire passer à travers ses chansons, et de son rapport au dessin et à l’écriture, qui sont aussi des pratiques qui lui tiennent à coeur.

Vous pouvez retrouver Zeina sur instagram sous le pseudo @zeinamksh et sur youtube

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici la chanson « Slow Down », ainsi qu’un de ses dessins.

#22 / Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse – Créer pour réunir

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Pour ce vingt-deuxième épisode, mon invitée est Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse. Après une enfance et une adolescence à la campagne, dans une famille où l’art était présent sans être omniprésent, Rizzo s’est rendue à Lyon pour faire des études de sociologie. C’est dans cette ville qu’elle s’est liée au milieu antifasciste et punk, qu’elle s’est intéressée au féminisme et qu’elle a commencé à dessiner et à faire du graphisme. Son rapport à la pratique artistique s’est étoffé au contact du collectif : elle s’est plu à faire des affiches pour les concerts, à créer des autocollants pour des groupes, à écrire des fanzines. Elle a aussi vu cette création d’images comme une manière de combler un vide visuel : en ce début des années 2000, dans le creux de la vague féministe, les représentations militantes étaient denrée rare. Dans ses oeuvres, elle aime parler de sujets qui la touche, notamment le lesbianisme, l’identité butch et le handicap. Nous avons discuté de sa vision du statut de l’artiste dans la société, et de son ambivalence face aux limites de l’expression dans un système capitaliste individualiste. Elle m’a parlé de son handicap et des limites qu’il lui impose dans la création, la douleur l’empêchant de dessiner au rythme qu’elle souhaiterait. Nous avons également évoqué la façon dont elle utilise la bande-dessinée pour raconter des anecdotes qui lui arrivent, et rire des moments difficiles.

Vous pouvez retrouver Rizzo sur instagram sous le pseudo @rizzo_boring et sur son blog www.rizzoboring.wordpress.com.

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici une linogravure sur mouchoir, et son illustration de la couverture de Stone Butch Blues, le roman de Leslie Feinberg.

#20 / Noël Rasendrason, artiste en vibration

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Pour ce vingtième épisode, mon invité·e est Noël Rasendrason, artiste en vibration. C’est dans l’enfance puis l’adolescence qu’iel s’est pris·e de passion pour le dessin et pour la musique. À la sortie du lycée, iel a étudié le graphisme à Nantes, mais iel s’est rendu·e compte que cette approche de la créativité ne lui convenait pas. C’est en découvrant l’existence de collectifs artistiques, notamment du collectif La Main à Paris, qu’iel a commencé à trouver un chemin artistique plus authentique. Nous avons parlé de sa pratique du dessin et de la musique, et de ce que lui apportent respectivement ces deux canaux d’expression artistique. Iel m’a raconté son parcours musical autodidacte, qui l’a notamment mené·e à Artemisia IV, un projet cathartique mêlant techno, acid house et folk expérimentale. Ce projet lui permet de s’affirmer sur scène en tant que personne non-binaire, et a aussi pour vocation de visibiliser la scène des artistes femmes et LGBTQia+. Nous avons également évoqué ses convictions écoféministes et la façon dont cela se retranscrit dans ses œuvres, qui ont un rapport profond avec la nature. Iel m’a également parlé de son travail de tatoueur·se, un métier qu’iel a commencé à pratiquer récemment et qu’iel apprécie beaucoup.

Vous pouvez retrouver Noël sur instagram sous le pseudo @noelrasendrason, ou sur son site internet www.noelrasendrason.com Sa musique est disponible sur bandcamp à l’adresse noelrasendrason.bandcamp.com, et son projet Artemisia IV est sur Soundcloud à l’adresse @artemisia-iv

Voici un aperçu de ses différentes pratiques artistiques : un dessin tiré de sa série « Inkstoneber », un tatouage d’un groupe de pierres menées par une ammonite, et une photographie (prise par Clara Antonelli) de l’instrument qu’iel a créé : le Sivis Pacem, une cithare jerricane 

#16 / Bérangère Fromont, photographe en résistance

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Pour ce seizième épisode, mon invitée est Bérangère Fromont, photographe. À l’adolescence, elle a découvert la photographie à travers l’apprentissage des techniques de développement avec une professeure au collège. Elle m’a raconté son intérêt pour cet art qui s’est d’abord manifesté à travers une curiosité purement technique, avant de se muer beaucoup plus tard en véritable passion artistique, suite à une exposition qui l’a frappée. Après de longues études en hypokhâgne à Orléans puis en fac de lettres à Paris, elle s’est d’abord tournée vers le cinéma, une autre de ses passions. Mais en voyant que le fonctionnement très collectif et souvent sous pression de ce milieu ne lui correspondait pas, elle a décidé de se consacrer à la photographie. C’est à travers des workshops à Arles, avec les photographes Claudine Doury et Antoine d’Agata, qu’elle a fait éclore sa véritable identité artistique. Son travail se base sur la thématique de la résistance. Nous avons parlé de la manière dont elle trouve son inspiration, de sa façon d’évoluer dans le milieu artistique en tant que personne qui n’a pas fait d’école d’art, et de sa vision du sexisme dans le monde de l’art.

Vous pouvez retrouver Bérangère sur instagram sous le pseudo @berangerefromont, et visiter son site internet www.berangerefromont.com

Voici deux oeuvres de Bérangère : une photographie tirée de sa série en cours « Adventices 1,2,3 » et une vidéo des manifestations athéniennes tirée de sa série « Except the Clouds »

cliquez sur la flèche pour voir la vidéo, en deuxième image