#25 / Hany, peintre et dessinatrice – Un espace pour créer

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Pour ce vingt-cinquième épisode, mon invitée est Hany, peintre et dessinatrice. Ayant grandi dans un environnement où l’art faisait partie de son quotidien, entre musique et peinture, il lui a semblé naturel de s’exprimer par le dessin. Au moment de choisir son parcours d’études, elle a hésité à tenter une école de Beaux-Arts mais a finalement choisi de se diriger vers une licence en arts du spectacle. Elle a alors quitté sa Réunion natale pour aller étudier à Paris VIII. Cela lui a permis de travailler avec des compagnies de théâtre en tant que médiatrice culturelle, chargée de diffusion ou encore chargée de production. Mais petit à petit, elle s’est rendu compte que cette immersion dans les arts de la scène l’avait peu à peu déplacée de sa pratique du dessin. Elle s’est alors remise à dessiner et à peindre, toujours en autodidacte. Nous avons parlé de son inspiration et des techniques qu’elle utilise, mais aussi de l’enjeu politique de représenter des corps gros, assignés femme et racisés dans un monde saturé d’images de personnes blanches et minces.

Vous pouvez retrouver Hany sur instagram sous le pseudo @sweetpotatoindaspace

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici trois de ses oeuvres.

#21 / Jade Boissin, peintre – un présent baroque

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Pour ce vingt-et-unième épisode, mon invitée est Jade Boissin, peintre. Jade a grandi dans une famille intéressée par l’art ancien. À l’adolescence, elle a constaté que sa pratique du dessin et de la peinture était plus qu’une passion : c’était un choix de vie. En entrant aux beaux-arts de Nantes, elle voulait apprendre à peindre comme les maîtres dont elle avait admiré les œuvres dans son enfance, mais elle s’est rendu compte que ce n’était pas ce que cette école enseignait. Ces études ont tout de même été très enrichissantes sur d’autres aspects. Son diplôme en poche, elle a décidé de faire un master en sociologie avant de se lancer dans la vie active, mais à gardé en tête son projet d’apprendre la peinture traditionnelle. Elle a alors monté un projet pour partir en Italie prendre des cours techniques auprès d’un maître de la peinture baroque. Ces trois mois d’apprentissage l’ont énormément marquée et passionnée. Nous avons parlé de ses pratiques de la peinture à l’huile, du dessin au fusain et de la céramique, qui lui amènent chacune un plaisir différent. Elle m’a raconté d’où lui vient son inspiration, son rapport à ses modèles et à l’autoportrait. Nous avons également évoqué la place des femmes dans ses œuvres, et le statut des femmes artistes dans l’art contemporain.

Vous pouvez retrouver Jade sur instagram sous le pseudo @jade_boissin, ou sur son site internet www.jadeboissin.com.

Voici trois oeuvres de Jade : une peinture à l’huile (le portrait de sa grand-mère que nous avons évoqué dans l’épisode!), un dessin à la mine de plomb sur papier, et un service d’assiettes sur lesquelles elle a peint des morceaux de pain.

#14 / Odonchimeg Davaadorj, artiste foisonnante

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Pour ce quatorzième épisode, mon invitée est Odonchimeg Davaadorj. Odonchimeg est une artiste pluridisciplinaire, elle s’exprime à travers le dessin, la peinture, la couture, la broderie et la performance, ainsi que l’écriture et la vidéo. Née en Mongolie, elle s’est intéressée aux études d’art par hasard, alors qu’elle travaillait en tant que femme de ménage à Paris. Cela l’a menée à étudier aux Beaux-Arts de Cergy, dont elle est sortie diplômée en 2016 avec les félicitations du jury. Nous avons discuté de la manière dont lui vient son inspiration, de sa vision de son statut d’artiste, et de son rapport au féminisme. Elle m’a aussi parlé de son travail en tant que mannequin et m’a raconté son intérêt pour la couture et la création de vêtements.

Pour pouvez retrouver Odonchimeg sur instagram et facebook sous le pseudo odonchimeg.davaadorj et visiter son site internet www.odonchimegdavaadorj.com

Voici une sélection d’oeuvres : une peinture, une broderie et une robe qu’elle a cousue

#9 / Delphine Trouche, peintre – Le sens des formes

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Pour ce neuvième épisode, mon invitée est Delphine Trouche. Delphine est peintre. Elle m’a raconté sa rencontre fortuite avec la pratique artistique à travers une histoire d’amour, qui l’a menée à étudier aux Beaux-Arts d’Avignon. Elle a ensuite poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Bourges, ainsi qu’aux Beaux-Arts de Munster et de Stuttgart en Allemagne, et cette expérience lui a permis d’observer les différences entre l’enseignement allemand et français, notamment dans la perception de la pratique de la peinture. Elle m’a parlé de son inspiration artistique et de sa manière de peindre, en mélangeant des éléments abstraits et figuratifs au sens ambivalent, ainsi que de son rapport à la performance, qu’elle utilise parfois comme un médium qui fait passer un message clair et direct au public. Nous avons également longuement discuté du marché capitaliste de l’art contemporain, et des nécessités injustes d’avoir des capitaux sociaux-culturels et monétaires pour y naviguer sereinement.
Vous entendrez un chien aboyer durant cet épisode, mais ne vous inquiétez pas, il s’agit de Benoît, le chien de Delphine, qui est très bavard et qui voulait nous rejoindre dans la pièce on nous avons enregistré l’interview 😀

Vous pouvez retrouver Delphine sur instagram sous le pseudo delphinetrouche

une oeuvre de Delphine :

« paysage métaphysique N°22 » (2019, acrylique et huile sur papier et mur)

#8 / Camille Soualem, peintre – Passion peinture

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Pour ce huitième épisode, mon invitée est Camille Soualem. Camille est peintre. Elle m’a raconté son amour pour l’art qui s’est révélé en pointillé de son enfance à son adolescence, avant de se cristalliser en une passion inébranlable pour la peinture alors qu’elle étudiait en classe prépa pour les écoles d’art. Camille et moi avons des points communs : nous peignons toutes les deux principalement des femmes, et nous avons étudié aux Beaux-Arts de Paris, en étant diplômée à trois ans d’écart. Nous avons pu échanger nos ressentis sur l’enseignement que nous avons reçu à l’Ecole et sur la manière dont nos oeuvres sont perçues du fait de nos sujets de prédilection ; par exemple, l’obligation d’avoir un discours politisé parce que nous peignons des femmes. Elle m’a parlé de son processus créatif, de sa vision du féminisme, de son avis sur l’image romantique de l’artiste maudit, et de la manière dont elle conçoit son futur entre un travail alimentaire qui lui plaît et une pratique éternelle de la peinture.

Vous pouvez retrouver Camille sur instagram sous le pseudo camille_soualem_

une peinture de Camille :