#33 / Maya McCallum, dessinatrice et plasticienne

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Pour ce trente-troisième épisode, mon invitée est Maya MccCallum, dessinatrice et plasticienne. Née dans une famille franco-écossaise, elle a présenté un intérêt pour le dessin dès l’enfance. Après le bac, elle s’est dirigée vers des études d’arts plastiques à l’université de Paris I. Ces études lui ont apporté sur le plan théorique, mais l’ont petit à petit inhibée dans sa pratique artistique figurative, l’orientation étant plutôt conceptuelle. Elle a alors cessé sa pratique du dessin, et elle s’est consacrée à la musique, jouant dans différents groupes à l’esprit DIY largement assumé, tout en ayant toujours un travail alimentaire à côté. Mais la balance entre travail et création était trop difficile à maintenir, et elle a eu besoin de bifurquer professionnellement. C’est alors que le dessin est revenu dans sa vie. Elle m’a raconté la façon dont elle a repris sa pratique, de manière totalement autodidacte. Nous avons parlé de la technique qu’elle utilise, de son processus créatif et de la façon dont elle crée son image, dont l’interprétation reste libre. Elle m’a parlé de son rapport au volume, qu’elle a pu explorer à travers la pratique de la sculpture et de la peinture sur crucifix. Nous avons également évoqué son rapport aux réseaux sociaux, et sa vision du statut de l’artiste dans notre société.
Maya est soutenue par la galerie Arts Factory.

Vous pouvez retrouver Maya sur instagram sous le pseudo @maya.mccallum ou sur son site internet www.mayamccallum.com/

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici deux dessins et une installation !

Terrain de Je
Ego-tripes

Pin-up Jesus

Pin-up Jesus – détail

#24 / Zeina Mokaiesh, musicienne – Une voix qui porte

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Pour ce vingt-quatrième épisode, mon invitée est Zeina Mokaiesh, auteure, compositrice, interprète, chanteuse et guitariste. Elevée par des parents mélomanes, elle a grandi entourée de disques et a baigné dans la musique de Bob Dylan, Eric Clapton ou encore les Dire Straits. C’est à l’adolescence qu’elle a commencé à apprendre la guitare en autodidacte, après avoir entendu l’interprétation de Janis Joplin de la chanson Summertime. Après des études de langues, elle a passé trois mois sur la route aux Etats-Unis pour jouer dans des scènes ouvertes, ce qui a renforcé son amour pour la musique et le chant. Elle a alors continué à perfectionner son art au fil des années, enchaînant les projets en parallèle de ses petits boulots, puis elle est devenue interprète. Mais sa créativité devenait de plus en plus étouffée par son travail trop prenant. Durant le confinement, elle a eu un déclic et a décidé d’assumer pleinement sa passion pour la musique et sa fierté d’être artiste. Nous avons discuté de son engagement féministe, qu’elle aime faire passer à travers ses chansons, et de son rapport au dessin et à l’écriture, qui sont aussi des pratiques qui lui tiennent à coeur.

Vous pouvez retrouver Zeina sur instagram sous le pseudo @zeinamksh et sur youtube

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici la chanson « Slow Down », ainsi qu’un de ses dessins.

#20 / Noël Rasendrason, artiste en vibration

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Pour ce vingtième épisode, mon invité·e est Noël Rasendrason, artiste en vibration. C’est dans l’enfance puis l’adolescence qu’iel s’est pris·e de passion pour le dessin et pour la musique. À la sortie du lycée, iel a étudié le graphisme à Nantes, mais iel s’est rendu·e compte que cette approche de la créativité ne lui convenait pas. C’est en découvrant l’existence de collectifs artistiques, notamment du collectif La Main à Paris, qu’iel a commencé à trouver un chemin artistique plus authentique. Nous avons parlé de sa pratique du dessin et de la musique, et de ce que lui apportent respectivement ces deux canaux d’expression artistique. Iel m’a raconté son parcours musical autodidacte, qui l’a notamment mené·e à Artemisia IV, un projet cathartique mêlant techno, acid house et folk expérimentale. Ce projet lui permet de s’affirmer sur scène en tant que personne non-binaire, et a aussi pour vocation de visibiliser la scène des artistes femmes et LGBTQia+. Nous avons également évoqué ses convictions écoféministes et la façon dont cela se retranscrit dans ses œuvres, qui ont un rapport profond avec la nature. Iel m’a également parlé de son travail de tatoueur·se, un métier qu’iel a commencé à pratiquer récemment et qu’iel apprécie beaucoup.

Vous pouvez retrouver Noël sur instagram sous le pseudo @noelrasendrason, ou sur son site internet www.noelrasendrason.com Sa musique est disponible sur bandcamp à l’adresse noelrasendrason.bandcamp.com, et son projet Artemisia IV est sur Soundcloud à l’adresse @artemisia-iv

Voici un aperçu de ses différentes pratiques artistiques : un dessin tiré de sa série « Inkstoneber », un tatouage d’un groupe de pierres menées par une ammonite, et une photographie (prise par Clara Antonelli) de l’instrument qu’iel a créé : le Sivis Pacem, une cithare jerricane 

#5 / Dana Fiaque, actrice et musicienne

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Pour ce cinquième épisode, je suis heureuse d’avoir invité Dana Fiaque, qui est la compositrice de la musique du générique du podcast ! Dana est actrice et musicienne. Durant cet entretien, nous avons parlé de sa découverte du théâtre pendant sa scolarité en primaire et au collège, de sa décision de devenir actrice, et de sa première expérience professionnelle dans la pièce de théâtre F(L)AMMES de la Madani Compagnie, qui lui a permis de partir en tournée pendant 3 ans. Nous avons également parlé du racisme et du sexisme qui sont fréquents lors des castings, de son ambivalence à tenter les concours des grandes écoles de théâtre, de la force qu’elle tire de ses amitiés avec d’autres artistes et collectifs engagés, et de son premier rôle au cinéma dans un film qui sortira prochainement. Elle m’a aussi raconté son ouverture vers la musique avec la création de son alias musical Podiab Club, qui lui permet d’explorer un autre aspect de sa créativité.
J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez suivre Dana sur instagram sous le pseudo @_dana_fiaque_

une chanson de Dana :

#4 / Nicolas Medy, réalisateur – le pouvoir de la fiction

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Pour ce quatrième épisode, mon invité est Nicolas Medy. Nicolas est réalisateur. Durant cet entretien, nous avons parlé de son rapport à l’art et des différents médiums par lesquels il est passé, allant de son éducation musicale classique à la photographie et au dessin, avant d’arriver au film plus tardivement. Il m’a raconté sa difficulté à assumer son envie de s’exprimer à travers la fiction au cinéma, avant de découvrir des réalisateurs et réalisatrices comme Julie Dash et Marlon Riggs ; qui en mettant en scène des personnages queer et racisés l’ont aidé à se sentir légitime dans sa propre créativité. Nous avons également parlé de son choix de faire des films avec un très petit budget et des limites que cela comporte, de son ambivalence à s’inscrire dans un système de production traditionnel, et de son évolution politique à travers les quatre court-métrages qu’il a à son actif.
J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez suivre Nicolas sur instagram sous le pseudo @medy_nicolas

la bande-annonce du prochain film de Nicolas, Vissi D’Amore :