#27 / Elodie Petit, poète et artiste – Et l’écriture jaillit

une citation extraite du podcast

Pour ce vingt-septième épisode, mon invitée est Elodie Petit, poète et artiste. Son intérêt pour l’art a été une évidence dès l’enfance malgré un environnement social qui ne la prédestinait pas à ça. Elle s’est dirigée dès le lycée vers des études dans ce domaine. Après un DNAP obtenu aux Beaux-Arts de Saint-Etienne, elle a intégré les Beaux-Arts de Lyon pour passer son DNSEP. À la sortie de l’école, elle s’est installée à Paris, où elle a tenté de mener de front un travail alimentaire à plein temps et une carrière artistique. Mais le fossé s’est creusé entre sa vie quotidienne précaire et le monde feutré des vernissages parisiens. L’écriture s’est imposée comme un canalisateur de sa colère mais aussi comme une pratique simple et efficace qui ne réclame pas d’atelier ou d’espace de travail. Nous avons parlé de son amour pour ce médium artistique, qu’elle a petit à petit préféré à sa pratique du dessin, et de l’inspiration qu’elle puise dans ses expériences et dans ses sensations. Nous avons également discuté de l’importance de la création collective et du partage entre artistes. Elle m’a raconté la force qu’elle puise dans les alliances artistiques dont elle fait partie : Les éditions Douteuses, le collectif d’autrix RER Q, le duo de performance Ton Odeur, et son projet en cours Gorge Bataille, qui alliera musique et poésie.

Vous pouvez retrouver Elodie sur instagram sous le pseudo france_baise et sur son site www.elodiepetit.fr. Vous pouvez également retrouver le collectif RER Q par ici @rer_q 

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quelques textes et dessins. Dans la 5e slide, vous pouvez voir les couvertures des ouvrages publiés par Les Editions Douteuses, fruit de son association avec @marguerinldn.

ouvertures des ouvrages publiés par Les Editions Douteuses, fruit de l’association d’Elodie avec @marguerinldn

#26 / Maïc Batmane, graphiste et dessinatrice – La puissance de l’image

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Pour ce vingt-sixième épisode, mon invitée est Maïc Batmane, graphiste et dessinatrice. Son intérêt pour le dessin s’est développé dans l’enfance. Elle a pu étayer cette pratique dans les Ateliers de dessins de sa ville, qui l’ont accompagnée jusqu’à la fin de l’adolescence. Après le lycée, elle a fait deux années de classe préparatoire aux Ecoles d’Art avant d’intégrer l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Ses années d’études ont été mouvementées, notamment en raison de son intérêt grandissant pour le féminisme et le militantisme queer, qui était peu compris de son entourage scolaire et familial.
Après une courte errance de sortie d’école, elle a eu un premier poste de graphiste salariée, mais le manque de créativité et de diversité des projets ne lui convenait pas. Elle s’est alors lancée en freelance, travaillant pour des associations. Mais au fil des mois, elle s’est rendu compte que sa pratique créative personnelle, qu’elle avait abandonnée durant ses études très prenantes, lui manquait. Elle s’est alors remise à créer, d’abord à travers le collage puis par la sérigraphie, un médium dans lequel elle s’est pleinement épanouie.
Nous avons parlé de son inspiration et de son envie de partager ses oeuvres, stimulée par le désir de partager des images fortes avec d’autres personnes queer qui puissent s’y reconnaître. Elle m’a expliqué le lien entre son histoire familiale et la présence forte d’imagerie religieuse dans ses dessins. Nous avons également discuté de son travail de graphiste, qui lui plaît beaucoup, et de son avis ambivalent sur la précarité du statut de l’artiste dans notre société.

Vous pouvez retrouver Maïc sur instagram sous le pseudo @maic.batmane ou sur son site www.maicbatmane.fr

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quatre de ses oeuvres :

Les Sources > dessin, impression riso 5 couleurs
Familier > dessin aux stylos Bic & Stabilo
I Want to Believe > dessin, impression sérigraphie 1 couleur
Sainte Wilgeforte > dessin, impression sérigraphie 2 couleurs 

En bonus, Maïc vous raconte l’histoire de la Sainte Wilgeforte :

« Wilgeforte est une sainte légendaire de la tradition catholique, également invoquée dans le nord de la France sous le nom de « Sainte Débarras ». Elle fut une sainte très populaire dans certaines régions d’Europe. Récits et représentations la dépeignent sous les traits d’une vierge barbue et crucifiée, alors que la crucifixion était réservée aux hommes. Sa barbe était le résultat de ses prières pour échapper, selon les différentes légendes, au viol collectif, au mariage forcé ou à l’inceste de son père. 
Elle était celle que l’on invoquait, entre autres choses, pour se débarrasser d’un époux ou d’un « mariage malheureux ». Son (sur)nom dans les différentes langues : Débarras, Uncumber (« désencombrer »), Librata, Liberada… évoquent tous l’idée de débarras ou de libération. On sait aujourd’hui que son existence est purement légendaire, et il existe différentes suppositions sur les origines du culte de ce « Christ féminin » vers le 14e siècle, vous pouvez en lire plus à la page que je lui consacre : http://www.maicbatmane.fr/sainte-debarras-sainte-wilgeforte
Sainte Wilgeforte était fêtée le 20 juillet jusqu’à son retrait du martyrologe romain en 1969, l’Église n’ayant jamais encouragé son culte.
Elle est une figure de l’androgynie, du travestissement, et du refus de l’hétérosexualité. »

#25 / Hany, peintre et dessinatrice – Un espace pour créer

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Pour ce vingt-cinquième épisode, mon invitée est Hany, peintre et dessinatrice. Ayant grandi dans un environnement où l’art faisait partie de son quotidien, entre musique et peinture, il lui a semblé naturel de s’exprimer par le dessin. Au moment de choisir son parcours d’études, elle a hésité à tenter une école de Beaux-Arts mais a finalement choisi de se diriger vers une licence en arts du spectacle. Elle a alors quitté sa Réunion natale pour aller étudier à Paris VIII. Cela lui a permis de travailler avec des compagnies de théâtre en tant que médiatrice culturelle, chargée de diffusion ou encore chargée de production. Mais petit à petit, elle s’est rendu compte que cette immersion dans les arts de la scène l’avait peu à peu déplacée de sa pratique du dessin. Elle s’est alors remise à dessiner et à peindre, toujours en autodidacte. Nous avons parlé de son inspiration et des techniques qu’elle utilise, mais aussi de l’enjeu politique de représenter des corps gros, assignés femme et racisés dans un monde saturé d’images de personnes blanches et minces.

Vous pouvez retrouver Hany sur instagram sous le pseudo @sweetpotatoindaspace

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici trois de ses oeuvres.

#24 / Zeina Mokaiesh, musicienne – Une voix qui porte

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Pour ce vingt-quatrième épisode, mon invitée est Zeina Mokaiesh, auteure, compositrice, interprète, chanteuse et guitariste. Elevée par des parents mélomanes, elle a grandi entourée de disques et a baigné dans la musique de Bob Dylan, Eric Clapton ou encore les Dire Straits. C’est à l’adolescence qu’elle a commencé à apprendre la guitare en autodidacte, après avoir entendu l’interprétation de Janis Joplin de la chanson Summertime. Après des études de langues, elle a passé trois mois sur la route aux Etats-Unis pour jouer dans des scènes ouvertes, ce qui a renforcé son amour pour la musique et le chant. Elle a alors continué à perfectionner son art au fil des années, enchaînant les projets en parallèle de ses petits boulots, puis elle est devenue interprète. Mais sa créativité devenait de plus en plus étouffée par son travail trop prenant. Durant le confinement, elle a eu un déclic et a décidé d’assumer pleinement sa passion pour la musique et sa fierté d’être artiste. Nous avons discuté de son engagement féministe, qu’elle aime faire passer à travers ses chansons, et de son rapport au dessin et à l’écriture, qui sont aussi des pratiques qui lui tiennent à coeur.

Vous pouvez retrouver Zeina sur instagram sous le pseudo @zeinamksh et sur youtube

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici la chanson « Slow Down », ainsi qu’un de ses dessins.

#23 / Florian Mermin, sculpteur – Donner du volume à la poésie

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Pour ce vingt-troisième épisode, mon invité est Florian Mermin, sculpteur. Florian a commencé à s’intéresser à l’art au lycée, et a pu accéder à des informations sur les Ecoles Supérieures d’Art lors d’un stage pour les élèves issu-e-s des zones d’éducation prioritaires. Il a alors intégré les Beaux-Arts de Paris, et durant ses études, il a pu faire un échange à Los Angeles, à Otis College of Art and Design, où il a commencé à faire de la céramique et a eu un autre aperçu de l’enseignement artistique. Diplômé félicité en 2015, la sortie d’école a fait naitre des projets d’expositions professionnelles enrichissantes. Nous avons discuté de son rapport à l’espace d’exposition et aux contraintes de ce qu’on appelle le « white cube », ces pièces immaculées et impersonnelles qu’on retrouve fréquemment dans les musées et les galeries. Enfant, il s’intéressait beaucoup à la nature et aux fleurs, et cela se retranscrit dans son travail artistique aujourd’hui, qui intègre des éléments tels que des fleurs séchées, des branches de sapin, ou encore de la terre… Dans ses installations, Florian détourne cet espace en créant une atmosphère où il invite la nature, les odeurs, les couleurs. Nous avons également parlé de son rapport à l’écologie et de sa vision de l’engagement politique dans le travail artistique, qu’il préfère exprimer dans une poésie du quotidien.

Vous pouvez retrouver Florian sur instagram sous le pseudo @florianmermin et sur son site www.florianmermin.com

Pour vous faire découvrir davantage son travail, voici trois de ses œuvres 🕷 qui vous montrent différentes facettes de sa pratique artistique !
Dans l’épisode, on a notamment parlé des limites de l’espace d’exposition blanc et neutre, et sur la troisième image vous pouvez voir des œuvres exposées dans une serre.

#22 / Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse – Créer pour réunir

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Pour ce vingt-deuxième épisode, mon invitée est Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse. Après une enfance et une adolescence à la campagne, dans une famille où l’art était présent sans être omniprésent, Rizzo s’est rendue à Lyon pour faire des études de sociologie. C’est dans cette ville qu’elle s’est liée au milieu antifasciste et punk, qu’elle s’est intéressée au féminisme et qu’elle a commencé à dessiner et à faire du graphisme. Son rapport à la pratique artistique s’est étoffé au contact du collectif : elle s’est plu à faire des affiches pour les concerts, à créer des autocollants pour des groupes, à écrire des fanzines. Elle a aussi vu cette création d’images comme une manière de combler un vide visuel : en ce début des années 2000, dans le creux de la vague féministe, les représentations militantes étaient denrée rare. Dans ses oeuvres, elle aime parler de sujets qui la touche, notamment le lesbianisme, l’identité butch et le handicap. Nous avons discuté de sa vision du statut de l’artiste dans la société, et de son ambivalence face aux limites de l’expression dans un système capitaliste individualiste. Elle m’a parlé de son handicap et des limites qu’il lui impose dans la création, la douleur l’empêchant de dessiner au rythme qu’elle souhaiterait. Nous avons également évoqué la façon dont elle utilise la bande-dessinée pour raconter des anecdotes qui lui arrivent, et rire des moments difficiles.

Vous pouvez retrouver Rizzo sur instagram sous le pseudo @rizzo_boring et sur son blog www.rizzoboring.wordpress.com.

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici une linogravure sur mouchoir, et son illustration de la couverture de Stone Butch Blues, le roman de Leslie Feinberg.

#21 / Jade Boissin, peintre – un présent baroque

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Pour ce vingt-et-unième épisode, mon invitée est Jade Boissin, peintre. Jade a grandi dans une famille intéressée par l’art ancien. À l’adolescence, elle a constaté que sa pratique du dessin et de la peinture était plus qu’une passion : c’était un choix de vie. En entrant aux beaux-arts de Nantes, elle voulait apprendre à peindre comme les maîtres dont elle avait admiré les œuvres dans son enfance, mais elle s’est rendu compte que ce n’était pas ce que cette école enseignait. Ces études ont tout de même été très enrichissantes sur d’autres aspects. Son diplôme en poche, elle a décidé de faire un master en sociologie avant de se lancer dans la vie active, mais à gardé en tête son projet d’apprendre la peinture traditionnelle. Elle a alors monté un projet pour partir en Italie prendre des cours techniques auprès d’un maître de la peinture baroque. Ces trois mois d’apprentissage l’ont énormément marquée et passionnée. Nous avons parlé de ses pratiques de la peinture à l’huile, du dessin au fusain et de la céramique, qui lui amènent chacune un plaisir différent. Elle m’a raconté d’où lui vient son inspiration, son rapport à ses modèles et à l’autoportrait. Nous avons également évoqué la place des femmes dans ses œuvres, et le statut des femmes artistes dans l’art contemporain.

Vous pouvez retrouver Jade sur instagram sous le pseudo @jade_boissin, ou sur son site internet www.jadeboissin.com.

Voici trois oeuvres de Jade : une peinture à l’huile (le portrait de sa grand-mère que nous avons évoqué dans l’épisode!), un dessin à la mine de plomb sur papier, et un service d’assiettes sur lesquelles elle a peint des morceaux de pain.

#20 / Noël Rasendrason, artiste en vibration

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Pour ce vingtième épisode, mon invité·e est Noël Rasendrason, artiste en vibration. C’est dans l’enfance puis l’adolescence qu’iel s’est pris·e de passion pour le dessin et pour la musique. À la sortie du lycée, iel a étudié le graphisme à Nantes, mais iel s’est rendu·e compte que cette approche de la créativité ne lui convenait pas. C’est en découvrant l’existence de collectifs artistiques, notamment du collectif La Main à Paris, qu’iel a commencé à trouver un chemin artistique plus authentique. Nous avons parlé de sa pratique du dessin et de la musique, et de ce que lui apportent respectivement ces deux canaux d’expression artistique. Iel m’a raconté son parcours musical autodidacte, qui l’a notamment mené·e à Artemisia IV, un projet cathartique mêlant techno, acid house et folk expérimentale. Ce projet lui permet de s’affirmer sur scène en tant que personne non-binaire, et a aussi pour vocation de visibiliser la scène des artistes femmes et LGBTQia+. Nous avons également évoqué ses convictions écoféministes et la façon dont cela se retranscrit dans ses œuvres, qui ont un rapport profond avec la nature. Iel m’a également parlé de son travail de tatoueur·se, un métier qu’iel a commencé à pratiquer récemment et qu’iel apprécie beaucoup.

Vous pouvez retrouver Noël sur instagram sous le pseudo @noelrasendrason, ou sur son site internet www.noelrasendrason.com Sa musique est disponible sur bandcamp à l’adresse noelrasendrason.bandcamp.com, et son projet Artemisia IV est sur Soundcloud à l’adresse @artemisia-iv

Voici un aperçu de ses différentes pratiques artistiques : un dessin tiré de sa série « Inkstoneber », un tatouage d’un groupe de pierres menées par une ammonite, et une photographie (prise par Clara Antonelli) de l’instrument qu’iel a créé : le Sivis Pacem, une cithare jerricane 

#19 / Pauline Ballet, photographe de sport

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Pour ce dix-neuvième épisode, mon invitée est Pauline Ballet, photographe de sport. Pauline a grandi dans une famille où l’art était présent sans être central. Sa sensibilité artistique s’est aiguisée lorsque ses parents ont déménagé à Istanbul, où elle a vécu entre ses 9 et 13 ans ; elle a alors été très marquée par les visites de musées et de mosquées. La photo est arrivée dans sa vie plus tard, à l’adolescence, où elle s’est passionnée pour le noir et blanc. À la sortie du lycée, elle a d’abord obtenu une licence de lettre modernes et art, puis a intégré l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Ces trois années d’études ont été très enrichissantes, mais elle a eu des difficultés à trouver son identité d’artiste et à plaquer un discours sur sa pratique. Ces difficultés se sont poursuivies à la sortie d’école, où elle a cherché sa voie avant d’avoir, un peu par hasard, l’opportunité de photographier une course de vélo. Elle s’est alors petit à petit épanouie dans la photographie de sport. Nous avons discuté de ce qui la passionne dans ce métier prenant et intense, où les femmes sont peu nombreuses, et de la façon dont se passe une journée type de travail pour elle. Elle m’a aussi parlé de sa relation à sa pratique artistique personnelle, de son besoin de retourner parfois à la photographie argentique, et de son rapport au monde de l’art.

Vous pouvez retrouver Pauline sur instagram sous le pseudo @paulineballet ou sur son site internet www.paulineballet.com

Voici deux aperçus de sa vie de photographe : 
🚴 une photo du Tour de France 2020 (étape 1, sprint massif à l’arrivée)
🌿 et une photo tirée de sa série Otonashii, faite au Japon à l’argentique.

#18 / Elodie, restauratrice de photographies

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Pour ce dix-huitième épisode, mon invitée est Elodie, restauratrice de photographies. Son intérêt pour l’art est une prolongation de sa créativité enfantine, qu’elle a continué à entretenir à l’adolescence. Après des études dans un lycée technologique d’Arts Appliqués, elle a fait un BTS Photo, voulant d’abord se diriger vers le métier de photographe de reportage. Mais au fil de ses stages et de son apprentissage du métier, elle a réalisé que ce n’était pas la voie pour elle. Elle s’est alors tournée vers la conservation-restauration de biens culturels, et plus précisément de photographies : cela consiste à agir sur une photographie et son environnement afin de préserver son intégrité physique et historique et d’améliorer sa compréhension. Pour cela, elle a étudié à l’Institut National du Patrimoine durant cinq ans.
Elle m’a parlé de son mémoire de fin d’études, qui avait pour objet la restauration d’une photo d’Act-Up Paris conservée aux archives nationales, et l’histoire de cette association de lutte contre le VIH/SIDA – un sujet engagé qui lui tenait à coeur. Nous avons également discuté de son processus créatif et de sa pratique artistique personnelle et avons évoqué son sentiment de vouloir qu’elle soit utile pour être montrée, ce qu’elle a pu faire à travers un travail documentaire pour une association ou des commandes de portraits.

Voici deux oeuvres d’Elodie : un Polaroïd et un dessin !