#35 / Polina Petrouchina, brodeuse et dessinatrice

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Pour ce trente-cinquième épisode, mon invitée est Polina Petrouchina, brodeuse et dessinatrice. Née en Russie dans une famille de peintres, elle est arrivée en France à l’âge de sept ans et a baigné dans un environnement où l’art faisait partie du quotidien. Nous avons parlé de ses difficultés à se sentir légitime en tant qu’artiste et des différences qu’elle a constatées entre les approches créatives russes et françaises.
Après le lycée, elle a d’abord fait une classe préparatoire littéraire avant de se diriger vers l’Ecole Estienne, puis d’intégrer l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.
Elle m’a raconté la façon dont elle a vécu ses études, sa tendance à mixer différents médiums, résultant en une oeuvre hybride et inclassable. Nous avons évoqué le sexisme qu’elle a pu vivre et constater au sein de l’école – un sexisme qui s’est poursuivi dans le monde professionnel par la suite.
En tentant de se faire sa place dans la bande-dessinée, elle a petit à petit éprouvé des difficultés, notamment face aux règles implicites du milieu. Elle a alors décidé de tout abandonner pour devenir traductrice russe-français, et a cessé de dessiner pendant plusieurs années.
C’est par la couture, puis la broderie qu’elle est revenue à la création, d’abord en souhaitant coudre ses propres vêtements, puis en s’intéressant à la broderie. Petit à petit, elle y a trouvé une nouvelle joie artistique, ce qui l’a poussée à créer les Editions Machine Chouette, une maison d’édition de motifs de broderie machine, de design textile et papier.

Vous pouvez retrouver Polina sur instagram sous le pseudo @machinechouette ou sur son site internet https://www.etsy.com/fr/shop/machinechouette

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quelques unes de ses oeuvres !

Une image du livre publié lors de son diplôme, « Le Grand Amour », dont nous avons parlé dans l’épisode

#24 / Zeina Mokaiesh, musicienne – Une voix qui porte

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Pour ce vingt-quatrième épisode, mon invitée est Zeina Mokaiesh, auteure, compositrice, interprète, chanteuse et guitariste. Elevée par des parents mélomanes, elle a grandi entourée de disques et a baigné dans la musique de Bob Dylan, Eric Clapton ou encore les Dire Straits. C’est à l’adolescence qu’elle a commencé à apprendre la guitare en autodidacte, après avoir entendu l’interprétation de Janis Joplin de la chanson Summertime. Après des études de langues, elle a passé trois mois sur la route aux Etats-Unis pour jouer dans des scènes ouvertes, ce qui a renforcé son amour pour la musique et le chant. Elle a alors continué à perfectionner son art au fil des années, enchaînant les projets en parallèle de ses petits boulots, puis elle est devenue interprète. Mais sa créativité devenait de plus en plus étouffée par son travail trop prenant. Durant le confinement, elle a eu un déclic et a décidé d’assumer pleinement sa passion pour la musique et sa fierté d’être artiste. Nous avons discuté de son engagement féministe, qu’elle aime faire passer à travers ses chansons, et de son rapport au dessin et à l’écriture, qui sont aussi des pratiques qui lui tiennent à coeur.

Vous pouvez retrouver Zeina sur instagram sous le pseudo @zeinamksh et sur youtube

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici la chanson « Slow Down », ainsi qu’un de ses dessins.

#23 / Florian Mermin, sculpteur – Donner du volume à la poésie

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Pour ce vingt-troisième épisode, mon invité est Florian Mermin, sculpteur. Florian a commencé à s’intéresser à l’art au lycée, et a pu accéder à des informations sur les Ecoles Supérieures d’Art lors d’un stage pour les élèves issu-e-s des zones d’éducation prioritaires. Il a alors intégré les Beaux-Arts de Paris, et durant ses études, il a pu faire un échange à Los Angeles, à Otis College of Art and Design, où il a commencé à faire de la céramique et a eu un autre aperçu de l’enseignement artistique. Diplômé félicité en 2015, la sortie d’école a fait naitre des projets d’expositions professionnelles enrichissantes. Nous avons discuté de son rapport à l’espace d’exposition et aux contraintes de ce qu’on appelle le « white cube », ces pièces immaculées et impersonnelles qu’on retrouve fréquemment dans les musées et les galeries. Enfant, il s’intéressait beaucoup à la nature et aux fleurs, et cela se retranscrit dans son travail artistique aujourd’hui, qui intègre des éléments tels que des fleurs séchées, des branches de sapin, ou encore de la terre… Dans ses installations, Florian détourne cet espace en créant une atmosphère où il invite la nature, les odeurs, les couleurs. Nous avons également parlé de son rapport à l’écologie et de sa vision de l’engagement politique dans le travail artistique, qu’il préfère exprimer dans une poésie du quotidien.

Vous pouvez retrouver Florian sur instagram sous le pseudo @florianmermin et sur son site www.florianmermin.com

Pour vous faire découvrir davantage son travail, voici trois de ses œuvres 🕷 qui vous montrent différentes facettes de sa pratique artistique !
Dans l’épisode, on a notamment parlé des limites de l’espace d’exposition blanc et neutre, et sur la troisième image vous pouvez voir des œuvres exposées dans une serre.

#21 / Jade Boissin, peintre – un présent baroque

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Pour ce vingt-et-unième épisode, mon invitée est Jade Boissin, peintre. Jade a grandi dans une famille intéressée par l’art ancien. À l’adolescence, elle a constaté que sa pratique du dessin et de la peinture était plus qu’une passion : c’était un choix de vie. En entrant aux beaux-arts de Nantes, elle voulait apprendre à peindre comme les maîtres dont elle avait admiré les œuvres dans son enfance, mais elle s’est rendu compte que ce n’était pas ce que cette école enseignait. Ces études ont tout de même été très enrichissantes sur d’autres aspects. Son diplôme en poche, elle a décidé de faire un master en sociologie avant de se lancer dans la vie active, mais à gardé en tête son projet d’apprendre la peinture traditionnelle. Elle a alors monté un projet pour partir en Italie prendre des cours techniques auprès d’un maître de la peinture baroque. Ces trois mois d’apprentissage l’ont énormément marquée et passionnée. Nous avons parlé de ses pratiques de la peinture à l’huile, du dessin au fusain et de la céramique, qui lui amènent chacune un plaisir différent. Elle m’a raconté d’où lui vient son inspiration, son rapport à ses modèles et à l’autoportrait. Nous avons également évoqué la place des femmes dans ses œuvres, et le statut des femmes artistes dans l’art contemporain.

Vous pouvez retrouver Jade sur instagram sous le pseudo @jade_boissin, ou sur son site internet www.jadeboissin.com.

Voici trois oeuvres de Jade : une peinture à l’huile (le portrait de sa grand-mère que nous avons évoqué dans l’épisode!), un dessin à la mine de plomb sur papier, et un service d’assiettes sur lesquelles elle a peint des morceaux de pain.

#14 / Odonchimeg Davaadorj, artiste foisonnante

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Pour ce quatorzième épisode, mon invitée est Odonchimeg Davaadorj. Odonchimeg est une artiste pluridisciplinaire, elle s’exprime à travers le dessin, la peinture, la couture, la broderie et la performance, ainsi que l’écriture et la vidéo. Née en Mongolie, elle s’est intéressée aux études d’art par hasard, alors qu’elle travaillait en tant que femme de ménage à Paris. Cela l’a menée à étudier aux Beaux-Arts de Cergy, dont elle est sortie diplômée en 2016 avec les félicitations du jury. Nous avons discuté de la manière dont lui vient son inspiration, de sa vision de son statut d’artiste, et de son rapport au féminisme. Elle m’a aussi parlé de son travail en tant que mannequin et m’a raconté son intérêt pour la couture et la création de vêtements.

Pour pouvez retrouver Odonchimeg sur instagram et facebook sous le pseudo odonchimeg.davaadorj et visiter son site internet www.odonchimegdavaadorj.com

Voici une sélection d’oeuvres : une peinture, une broderie et une robe qu’elle a cousue

#10 / Karima El Amrani, danseuse

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Pour ce dixième épisode, mon invitée est Karima El Amrani. Karima est danseuse. Elle a entre autre travaillé à Londres pour la compagnie Hofesh Shechter et le Clod Ensemble, à Berlin avec Christoph Winkler, à Genève avec la Compagnie 7273, et en France avec Damien Jalet et le Centre Chorégraphique National de Tours. Ensemble, nous avons parlé de sa passion pour la danse survenue dans l’enfance, de ses études enrichissantes au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de la vision qu’elle en a aujourd’hui avec le recul. Elle m’a parlé de la tendance que peuvent avoir certains professionnels du milieu à assigner les danseur-euses non blanc-hes à certains types de danses comme le hip-hop, et des difficultés qui parfois en découlent pour trouver un travail en danse contemporaine. Elle m’a raconté comment elle a vécu sa grossesse, et m’a expliqué comment fonctionnait le congé maternité pour les intermittentes du spectacle. Nous avons aussi parlé de ses premiers pas en tant que chorégraphe avec son projet de solo, appelé « Album de Chorégraphies ».

Vous pouvez retrouver Karima sur instagram sous le pseudo kokelam

Pour voir Karima danser, vous pouvez regarder le tease de son projet « Album de Chorégraphie » ici :

#9 / Delphine Trouche, peintre – Le sens des formes

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Pour ce neuvième épisode, mon invitée est Delphine Trouche. Delphine est peintre. Elle m’a raconté sa rencontre fortuite avec la pratique artistique à travers une histoire d’amour, qui l’a menée à étudier aux Beaux-Arts d’Avignon. Elle a ensuite poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Bourges, ainsi qu’aux Beaux-Arts de Munster et de Stuttgart en Allemagne, et cette expérience lui a permis d’observer les différences entre l’enseignement allemand et français, notamment dans la perception de la pratique de la peinture. Elle m’a parlé de son inspiration artistique et de sa manière de peindre, en mélangeant des éléments abstraits et figuratifs au sens ambivalent, ainsi que de son rapport à la performance, qu’elle utilise parfois comme un médium qui fait passer un message clair et direct au public. Nous avons également longuement discuté du marché capitaliste de l’art contemporain, et des nécessités injustes d’avoir des capitaux sociaux-culturels et monétaires pour y naviguer sereinement.
Vous entendrez un chien aboyer durant cet épisode, mais ne vous inquiétez pas, il s’agit de Benoît, le chien de Delphine, qui est très bavard et qui voulait nous rejoindre dans la pièce on nous avons enregistré l’interview 😀

Vous pouvez retrouver Delphine sur instagram sous le pseudo delphinetrouche

une oeuvre de Delphine :

« paysage métaphysique N°22 » (2019, acrylique et huile sur papier et mur)

#2 / Rémy, photographe – interroger l’image

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Aujourd’hui, mon invité est Rémy. Rémy a étudié à l’ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Ensemble, nous avons parlé de son rapport à la photographie et du lien avec son histoire familiale, de sa passion pour la Nouvelle Objectivité Allemande, de ses études enrichissantes à Arles, et de son arrivée difficile sur le marché du travail. Nous avons également évoqué son rapport à son identité multiculturelle et multiraciale et comment celle-ci s’inscrit dans son rapport à l’art et à l’image. Il ne faut pas vous étonner si nous avons l’air de bien nous connaître : Rémy est mon partenaire de vie depuis presque 8 ans. J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute !

Rémy est sur instagram @rswmln

une photographie de Rémy :