#31 / Florence Andoka, poète et écrivaine

une citation extraite du podcast

Pour ce trente-et-unième épisode, mon invitée est Florence Andoka, poète et écrivaine. Son amour pour l’art est d’abord né à travers une pratique du dessin, qui a été découragée au cours de ses années lycée. Après un bac option arts plastiques, elle a fait une prépa lettres et un master de philosophie. Nous avons parlé de son hésitation à se lancer dans des études d’art, puis de sa décision de ne pas y aller, due à sa perception ambivalente de ces écoles. Son arrivée dans l’écriture s’est faite à travers des textes qu’elle a écrits pour des artistes, des critiques de films et d’expositions. Puis petit à petit, elle s’est tournée vers une écriture personnelle. Nous avons parlé de son inspiration et de son processus créatif. Son oeuvre met essentiellement en scène des personnages féminins, et nous avons discuté de sa vision des féminités notamment à travers son point de vue de femme Noire et handicapée. Elle m’a également raconté son affection pour les revues littéraires, sa vision du statut des écrivain-e-s et les différences qu’elle perçoit avec le statut des artistes visuels.
Dans cet épisode, vous pourrez entendre Florence lire deux extraits de son dernier ouvrage, « Dans ton tube » (éditions Gorge Bleue)
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez retrouver Florence sur instagram sous le pseudo @florence.andoka

Pour découvrir un peu plus son travail, voici des extraits de trois de ses ouvrages !

Dans Ton Tube, éditions Gorge Bleue, 2022

Trop Bête pour toi, Mediapop Editions, 2019

Perpétuelle Félicité, Editions Vanloo, 2020

#30 / Morgan.e, collagiste – Découper pour mieux rassembler

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Pour ce trentième épisode, mon invité.e est Morgan.e, collagiste. Son premier contact avec l’art s’est surtout fait en tant que spectateur. Après des études de psychologie, iel a beaucoup fréquenté les musées parisiens, et c’est au détour d’une exposition de Bernard Buffet qu’iel a eu l’idée de remanier une oeuvre par le biais du collage. Iel s’est alors lancé-e dans la pratique de cet art en l’utilisant pour se représenter, et ainsi faire naître des oeuvres mettant en scène une personne en fauteuil roulant, ce qui est très rare dans l’Histoire de l’art. Parallèlement à cela, iel a pratiqué le dessin, notamment en prenant des cours à la mairie de sa ville. Iel m’a parlé de ce qu’iel aime dans le collage, de la façon dont iel choisit les oeuvres et les images qu’iel va utiliser pour composer son oeuvre, ainsi que de l’évolution de sa pratique au fil du temps. Nous avons discuté de la façon dont le handicap est perçu dans le milieu de l’art et de la façon dont il a été classé dans l’Histoire de l’art, notamment à travers l’appellation d’« art brut ». Nous avons également parlé de son rapport à instagram et de son ambivalence face à cette plateforme parfois opaque.

Vous pouvez retrouver Morgan.e sur instagram sous le pseudo @morgan.e_bl

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici un collage et un dessin !

#28 / Charly Bellanger, collagiste

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Pour ce vingt-huitième épisode, mon invité est Charly Bellanger, collagiste. Charly a grandi à la campagne auprès de parents ouvriers. Au lycée, il s’orientait vers des études scientifiques, et c’est au cours d’une sortie avec sa classe qu’il est allé pour la première fois au théâtre. Il a alors eu un coup de coeur pour cet univers et a changé de cap en décidant de devenir costumier. Après un BTS couture et une licence arts du spectacle, il a intégré l’ENSATT, l’école des arts et techniques du théâtre à Lyon. C’est durant sa scolarité dans cette école qu’il a débuté sa transition sociale de genre. Il m’a parlé de la transphobie qu’il a alors subi, mais aussi du rythme soutenu de ses études et de leur intensité, se ponctuant par un diplôme obtenu durant la pandémie en 2020. Après un déménagement à Quimper, il a découvert l’art du collage en animant des ateliers à la Ressourcerie. Il m’a parlé de ce qu’il apprécie particulièrement dans cet art, qui occupe à présent un place centrale dans sa vie, et nous avons discuté du cheminement qui l’amène à créer une image. Il m’a aussi évoqué les raisons qui l’ont poussé à délaisser la couture au profit du collage, et de l’impact du handicap sur sa créativité et ses choix de médiums. Nous avons également parlé de ce qu’il considère être la fonction de l’art dans la société.

J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez retrouver Charly sur instagram sous le pseudo @ottopodus

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici deux collages !

#22 / Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse – Créer pour réunir

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Pour ce vingt-deuxième épisode, mon invitée est Rizzo Boring, dessinatrice et graveuse. Après une enfance et une adolescence à la campagne, dans une famille où l’art était présent sans être omniprésent, Rizzo s’est rendue à Lyon pour faire des études de sociologie. C’est dans cette ville qu’elle s’est liée au milieu antifasciste et punk, qu’elle s’est intéressée au féminisme et qu’elle a commencé à dessiner et à faire du graphisme. Son rapport à la pratique artistique s’est étoffé au contact du collectif : elle s’est plu à faire des affiches pour les concerts, à créer des autocollants pour des groupes, à écrire des fanzines. Elle a aussi vu cette création d’images comme une manière de combler un vide visuel : en ce début des années 2000, dans le creux de la vague féministe, les représentations militantes étaient denrée rare. Dans ses oeuvres, elle aime parler de sujets qui la touche, notamment le lesbianisme, l’identité butch et le handicap. Nous avons discuté de sa vision du statut de l’artiste dans la société, et de son ambivalence face aux limites de l’expression dans un système capitaliste individualiste. Elle m’a parlé de son handicap et des limites qu’il lui impose dans la création, la douleur l’empêchant de dessiner au rythme qu’elle souhaiterait. Nous avons également évoqué la façon dont elle utilise la bande-dessinée pour raconter des anecdotes qui lui arrivent, et rire des moments difficiles.

Vous pouvez retrouver Rizzo sur instagram sous le pseudo @rizzo_boring et sur son blog www.rizzoboring.wordpress.com.

Pour vous donner un aperçu de son travail, voici une linogravure sur mouchoir, et son illustration de la couverture de Stone Butch Blues, le roman de Leslie Feinberg.