#12 / Tsipora Poros, dessinatrice et sorcière

une citation extraite du podcast

Pour ce douzième épisode, mon invitée est Tsipora Poros. Tsipora est dessinatrice. Elle m’a raconté son amour pour la création qui est en elle depuis l’enfance, et qui la menée vers des études d’Histoire de l’Art à la Sorbonne puis aux Beaux-Arts d’Angoulême. Nous avons parlé de sa pratique de la sorcellerie et de son intérêt pour l’ésotérisme, survenu après une profonde dépression, et de la façon dont cela l’ancre dans une pratique artistique enrichissante et porteuse de sens. Elle m’a expliqué sa vision de l’art et du statut de l’artiste dans notre société, ainsi que son processus créatif et le point d’honneur qu’elle met à représenter des corps imparfaits. Nous avons aussi évoqué la manière dont elle vit sa maternité.
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez retrouver Tsipora sur instagram et facebook sous le pseudo tsiporaporos

une oeuvre de Tispora :

#11 / Alice, professeure d’arts appliqués dans une lycée Professionnel

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Pour ce onzième épisode, mon invitée est Alice, professeure d’arts appliqués. Nous avons parlé de son amour pour le dessin et les travaux manuels survenu dans l’enfance, qui l’a menée vers des études aux Beaux-Arts de Rennes puis à l’Ecole d’Architecture de Marne-la-Vallée en région parisienne. Elle m’a raconté son sentiment de décalage face au monde fermé et élitiste de ces milieux, et sa difficulté à s’imaginer en faire pleinement partie sans avoir l’impression de trahir sa classe sociale. Après s’être questionnée quelques temps sur ce qu’elle voulait vraiment faire de son amour pour le dessin, elle s’est dirigée vers l’enseignement en choisissant d’être professeure d’arts appliqués dans un lycée professionnel, une voie qui lui convient beaucoup mieux.

Pour voir les oeuvres d’Alice, vous pouvez vous rendre sur son site internet à l’adresse www.aliceliab.com

un dessin d’Alice :

#10 / Karima El Amrani, danseuse

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Pour ce dixième épisode, mon invitée est Karima El Amrani. Karima est danseuse. Elle a entre autre travaillé à Londres pour la compagnie Hofesh Shechter et le Clod Ensemble, à Berlin avec Christoph Winkler, à Genève avec la Compagnie 7273, et en France avec Damien Jalet et le Centre Chorégraphique National de Tours. Ensemble, nous avons parlé de sa passion pour la danse survenue dans l’enfance, de ses études enrichissantes au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de la vision qu’elle en a aujourd’hui avec le recul. Elle m’a parlé de la tendance que peuvent avoir certains professionnels du milieu à assigner les danseur-euses non blanc-hes à certains types de danses comme le hip-hop, et des difficultés qui parfois en découlent pour trouver un travail en danse contemporaine. Elle m’a raconté comment elle a vécu sa grossesse, et m’a expliqué comment fonctionnait le congé maternité pour les intermittentes du spectacle. Nous avons aussi parlé de ses premiers pas en tant que chorégraphe avec son projet de solo, appelé « Album de Chorégraphies ».

Vous pouvez retrouver Karima sur instagram sous le pseudo kokelam

Pour voir Karima danser, vous pouvez regarder le tease de son projet « Album de Chorégraphie » ici :

#9 / Delphine Trouche, peintre – Le sens des formes

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Pour ce neuvième épisode, mon invitée est Delphine Trouche. Delphine est peintre. Elle m’a raconté sa rencontre fortuite avec la pratique artistique à travers une histoire d’amour, qui l’a menée à étudier aux Beaux-Arts d’Avignon. Elle a ensuite poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Bourges, ainsi qu’aux Beaux-Arts de Munster et de Stuttgart en Allemagne, et cette expérience lui a permis d’observer les différences entre l’enseignement allemand et français, notamment dans la perception de la pratique de la peinture. Elle m’a parlé de son inspiration artistique et de sa manière de peindre, en mélangeant des éléments abstraits et figuratifs au sens ambivalent, ainsi que de son rapport à la performance, qu’elle utilise parfois comme un médium qui fait passer un message clair et direct au public. Nous avons également longuement discuté du marché capitaliste de l’art contemporain, et des nécessités injustes d’avoir des capitaux sociaux-culturels et monétaires pour y naviguer sereinement.
Vous entendrez un chien aboyer durant cet épisode, mais ne vous inquiétez pas, il s’agit de Benoît, le chien de Delphine, qui est très bavard et qui voulait nous rejoindre dans la pièce on nous avons enregistré l’interview 😀

Vous pouvez retrouver Delphine sur instagram sous le pseudo delphinetrouche

une oeuvre de Delphine :

« paysage métaphysique N°22 » (2019, acrylique et huile sur papier et mur)

#8 / Camille Soualem, peintre – Passion peinture

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Pour ce huitième épisode, mon invitée est Camille Soualem. Camille est peintre. Elle m’a raconté son amour pour l’art qui s’est révélé en pointillé de son enfance à son adolescence, avant de se cristalliser en une passion inébranlable pour la peinture alors qu’elle étudiait en classe prépa pour les écoles d’art. Camille et moi avons des points communs : nous peignons toutes les deux principalement des femmes, et nous avons étudié aux Beaux-Arts de Paris, en étant diplômée à trois ans d’écart. Nous avons pu échanger nos ressentis sur l’enseignement que nous avons reçu à l’Ecole et sur la manière dont nos oeuvres sont perçues du fait de nos sujets de prédilection ; par exemple, l’obligation d’avoir un discours politisé parce que nous peignons des femmes. Elle m’a parlé de son processus créatif, de sa vision du féminisme, de son avis sur l’image romantique de l’artiste maudit, et de la manière dont elle conçoit son futur entre un travail alimentaire qui lui plaît et une pratique éternelle de la peinture.

Vous pouvez retrouver Camille sur instagram sous le pseudo camille_soualem_

une peinture de Camille :

#7 / Zoé Fréchet-Sarrault, comédienne, autrice et circassienne

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Pour ce septième épisode, mon invitée et Zoé Fréchet-Sarrault. Zoé est comédienne, autrice et circassienne. Au cours de cet entretien, nous avons discuté de son enfance dans une famille où l’art tenait une place importante, de ses années d’études à Paris, et des bonheurs qu’elle tire de ses différentes pratiques artistiques. Elle m’a parlé de son rapport à la création qu’elle ne conçoit pas comme linéaire, de son amour pour la littérature, de ses projets d’écriture, et de son rapport au corps et à la féminité qui a évolué à travers le cirque. Elle m’a également raconté les expériences de racisme et de sexisme auxquelles elle a fait face au cours de sa vie professionnelle, et m’a dit son opinion sur la place des hommes racisés dans cette lutte.

Vous pouvez retrouver Zoé sur instagram sous le pseudo zoecassandre_ ainsi que sur le site du collectif de comédien-ne-s La Réplique, à l’adresse www.replique.ovh/les-comediens/zo…frechet-sarrault

un extrait de la pièce que Zoé a écrite, « Sourde Oreille » :

Zoé à l’écran dans The Brain Company, où elle tient le rôle principal :

https://www.france.tv/slash/the-brain-company/

Démo de corde lisse, filmée par Maxime Flourac :

#6 / Céline le Gouail, graveuse et sérigraphie

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Pour ce sixième épisode, mon invité-e est Céline Le Gouail. Céline est artiste, graveuse et sérigraphe. Iel mène des ateliers sur le genre avec des publics différents et organise des salons et événements liés à l’édition. Au cours de cet entretien, nous avons parlé de la découverte tardive et fortuite de sa fibre créatrice à travers un parcours d’études hasardeux d’Albertville aux arts décoratifs de Strasbourg; de comment sa rencontre avec l’art l’a émancipé et a été salvateur. Iel m’a raconté son amour pour la gravure et le parallèle qu’iel fait entre son processus créatif et sa pratique du BDSM. Nous avons également parlé de la manière dont iel compose ses images en s’inspirant de personnes de son entourage, de la force qu’iel tire de sa communauté Queer, de la difficulté à vivre de son art, de son rapport aux réseaux sociaux, de la précarité trop fréquente des artistes, de ses positionnements et engagements politiques et de l’énergie joyeuse qu’iel tire des projets collectifs et militants.

Vous pouvez retrouver Céline sur instagram (celinelegouail), facebook (celine.legouail), artsy.net (www.artsy.net/artist/celine-le-gouail), ainsi que sur la boutique en ligne etsy www.etsy.com/fr/shop/CelineLeGouail. Le site de la galerie qui lae représente à Leipzig est www.shebam.art

une oeuvre de Céline :

« La Mariée », une gravure sur bois rehaussée au feutre (dimensions 25×34,2cm, faite en 2019)

#5 / Dana Fiaque, actrice et musicienne

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Pour ce cinquième épisode, je suis heureuse d’avoir invité Dana Fiaque, qui est la compositrice de la musique du générique du podcast ! Dana est actrice et musicienne. Durant cet entretien, nous avons parlé de sa découverte du théâtre pendant sa scolarité en primaire et au collège, de sa décision de devenir actrice, et de sa première expérience professionnelle dans la pièce de théâtre F(L)AMMES de la Madani Compagnie, qui lui a permis de partir en tournée pendant 3 ans. Nous avons également parlé du racisme et du sexisme qui sont fréquents lors des castings, de son ambivalence à tenter les concours des grandes écoles de théâtre, de la force qu’elle tire de ses amitiés avec d’autres artistes et collectifs engagés, et de son premier rôle au cinéma dans un film qui sortira prochainement. Elle m’a aussi raconté son ouverture vers la musique avec la création de son alias musical Podiab Club, qui lui permet d’explorer un autre aspect de sa créativité.
J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez suivre Dana sur instagram sous le pseudo @_dana_fiaque_

une chanson de Dana :

#4 / Nicolas Medy, réalisateur – le pouvoir de la fiction

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Pour ce quatrième épisode, mon invité est Nicolas Medy. Nicolas est réalisateur. Durant cet entretien, nous avons parlé de son rapport à l’art et des différents médiums par lesquels il est passé, allant de son éducation musicale classique à la photographie et au dessin, avant d’arriver au film plus tardivement. Il m’a raconté sa difficulté à assumer son envie de s’exprimer à travers la fiction au cinéma, avant de découvrir des réalisateurs et réalisatrices comme Julie Dash et Marlon Riggs ; qui en mettant en scène des personnages queer et racisés l’ont aidé à se sentir légitime dans sa propre créativité. Nous avons également parlé de son choix de faire des films avec un très petit budget et des limites que cela comporte, de son ambivalence à s’inscrire dans un système de production traditionnel, et de son évolution politique à travers les quatre court-métrages qu’il a à son actif.
J’espère que cette épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez suivre Nicolas sur instagram sous le pseudo @medy_nicolas

la bande-annonce du prochain film de Nicolas, Vissi D’Amore :

#3 / Romy Alizée, photographe et travailleuse du sexe

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Pour ce troisième épisode, mon invitée est Romy Alizée. Romy est avant tout photographe, mais elle réalise aussi depuis peu des films et est également actrice et travailleuse du sexe. Ensemble, nous avons parlé de son imagination débordante qu’elle a entretenue depuis l’enfance, de ses études d’actrice à Paris, et de son vécu en tant que modèle photo avant son virage derrière l’objectif. Nous avons également discuté de ses projets dans le champ cinématographique et musical, de son rapport à la sexualité et au travail du sexe, de sa place dans le milieu de l’art en tant que personne n’ayant pas fait d’école, et bien plus encore ! J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez suivre Romy sur Instagram @romixalizee et découvrir son travail sur son site www.romyalizee.fr !

une photographie de Romy :