#9 / Delphine Trouche, peintre – Le sens des formes

une citation extraite du podcast

Pour ce neuvième épisode, mon invitée est Delphine Trouche. Delphine est peintre. Elle m’a raconté sa rencontre fortuite avec la pratique artistique à travers une histoire d’amour, qui l’a menée à étudier aux Beaux-Arts d’Avignon. Elle a ensuite poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Bourges, ainsi qu’aux Beaux-Arts de Munster et de Stuttgart en Allemagne, et cette expérience lui a permis d’observer les différences entre l’enseignement allemand et français, notamment dans la perception de la pratique de la peinture. Elle m’a parlé de son inspiration artistique et de sa manière de peindre, en mélangeant des éléments abstraits et figuratifs au sens ambivalent, ainsi que de son rapport à la performance, qu’elle utilise parfois comme un médium qui fait passer un message clair et direct au public. Nous avons également longuement discuté du marché capitaliste de l’art contemporain, et des nécessités injustes d’avoir des capitaux sociaux-culturels et monétaires pour y naviguer sereinement.
Vous entendrez un chien aboyer durant cet épisode, mais ne vous inquiétez pas, il s’agit de Benoît, le chien de Delphine, qui est très bavard et qui voulait nous rejoindre dans la pièce on nous avons enregistré l’interview 😀

Vous pouvez retrouver Delphine sur instagram sous le pseudo delphinetrouche

une oeuvre de Delphine :

« paysage métaphysique N°22 » (2019, acrylique et huile sur papier et mur)

#8 / Camille Soualem, peintre – Passion peinture

citation extraite du podcast

Pour ce huitième épisode, mon invitée est Camille Soualem. Camille est peintre. Elle m’a raconté son amour pour l’art qui s’est révélé en pointillé de son enfance à son adolescence, avant de se cristalliser en une passion inébranlable pour la peinture alors qu’elle étudiait en classe prépa pour les écoles d’art. Camille et moi avons des points communs : nous peignons toutes les deux principalement des femmes, et nous avons étudié aux Beaux-Arts de Paris, en étant diplômée à trois ans d’écart. Nous avons pu échanger nos ressentis sur l’enseignement que nous avons reçu à l’Ecole et sur la manière dont nos oeuvres sont perçues du fait de nos sujets de prédilection ; par exemple, l’obligation d’avoir un discours politisé parce que nous peignons des femmes. Elle m’a parlé de son processus créatif, de sa vision du féminisme, de son avis sur l’image romantique de l’artiste maudit, et de la manière dont elle conçoit son futur entre un travail alimentaire qui lui plaît et une pratique éternelle de la peinture.

Vous pouvez retrouver Camille sur instagram sous le pseudo camille_soualem_

une peinture de Camille :

#6 / Céline le Gouail, graveuse et sérigraphie

citation extraite du podcast

Pour ce sixième épisode, mon invité-e est Céline Le Gouail. Céline est artiste, graveuse et sérigraphe. Iel mène des ateliers sur le genre avec des publics différents et organise des salons et événements liés à l’édition. Au cours de cet entretien, nous avons parlé de la découverte tardive et fortuite de sa fibre créatrice à travers un parcours d’études hasardeux d’Albertville aux arts décoratifs de Strasbourg; de comment sa rencontre avec l’art l’a émancipé et a été salvateur. Iel m’a raconté son amour pour la gravure et le parallèle qu’iel fait entre son processus créatif et sa pratique du BDSM. Nous avons également parlé de la manière dont iel compose ses images en s’inspirant de personnes de son entourage, de la force qu’iel tire de sa communauté Queer, de la difficulté à vivre de son art, de son rapport aux réseaux sociaux, de la précarité trop fréquente des artistes, de ses positionnements et engagements politiques et de l’énergie joyeuse qu’iel tire des projets collectifs et militants.

Vous pouvez retrouver Céline sur instagram (celinelegouail), facebook (celine.legouail), artsy.net (www.artsy.net/artist/celine-le-gouail), ainsi que sur la boutique en ligne etsy www.etsy.com/fr/shop/CelineLeGouail. Le site de la galerie qui lae représente à Leipzig est www.shebam.art

une oeuvre de Céline :

« La Mariée », une gravure sur bois rehaussée au feutre (dimensions 25×34,2cm, faite en 2019)