#23 / Florian Mermin, sculpteur – Donner du volume à la poésie

une citation extraite du podcast

Pour ce vingt-troisième épisode, mon invité est Florian Mermin, sculpteur. Florian a commencé à s’intéresser à l’art au lycée, et a pu accéder à des informations sur les Ecoles Supérieures d’Art lors d’un stage pour les élèves issu-e-s des zones d’éducation prioritaires. Il a alors intégré les Beaux-Arts de Paris, et durant ses études, il a pu faire un échange à Los Angeles, à Otis College of Art and Design, où il a commencé à faire de la céramique et a eu un autre aperçu de l’enseignement artistique. Diplômé félicité en 2015, la sortie d’école a fait naitre des projets d’expositions professionnelles enrichissantes. Nous avons discuté de son rapport à l’espace d’exposition et aux contraintes de ce qu’on appelle le « white cube », ces pièces immaculées et impersonnelles qu’on retrouve fréquemment dans les musées et les galeries. Enfant, il s’intéressait beaucoup à la nature et aux fleurs, et cela se retranscrit dans son travail artistique aujourd’hui, qui intègre des éléments tels que des fleurs séchées, des branches de sapin, ou encore de la terre… Dans ses installations, Florian détourne cet espace en créant une atmosphère où il invite la nature, les odeurs, les couleurs. Nous avons également parlé de son rapport à l’écologie et de sa vision de l’engagement politique dans le travail artistique, qu’il préfère exprimer dans une poésie du quotidien.

Vous pouvez retrouver Florian sur instagram sous le pseudo @florianmermin et sur son site www.florianmermin.com

Pour vous faire découvrir davantage son travail, voici trois de ses œuvres 🕷 qui vous montrent différentes facettes de sa pratique artistique !
Dans l’épisode, on a notamment parlé des limites de l’espace d’exposition blanc et neutre, et sur la troisième image vous pouvez voir des œuvres exposées dans une serre.

#8 / Camille Soualem, peintre – Passion peinture

citation extraite du podcast

Pour ce huitième épisode, mon invitée est Camille Soualem. Camille est peintre. Elle m’a raconté son amour pour l’art qui s’est révélé en pointillé de son enfance à son adolescence, avant de se cristalliser en une passion inébranlable pour la peinture alors qu’elle étudiait en classe prépa pour les écoles d’art. Camille et moi avons des points communs : nous peignons toutes les deux principalement des femmes, et nous avons étudié aux Beaux-Arts de Paris, en étant diplômée à trois ans d’écart. Nous avons pu échanger nos ressentis sur l’enseignement que nous avons reçu à l’Ecole et sur la manière dont nos oeuvres sont perçues du fait de nos sujets de prédilection ; par exemple, l’obligation d’avoir un discours politisé parce que nous peignons des femmes. Elle m’a parlé de son processus créatif, de sa vision du féminisme, de son avis sur l’image romantique de l’artiste maudit, et de la manière dont elle conçoit son futur entre un travail alimentaire qui lui plaît et une pratique éternelle de la peinture.

Vous pouvez retrouver Camille sur instagram sous le pseudo camille_soualem_

une peinture de Camille :