#35 / Polina Petrouchina, brodeuse et dessinatrice

une citation extraite du podcast

Pour ce trente-cinquième épisode, mon invitée est Polina Petrouchina, brodeuse et dessinatrice. Née en Russie dans une famille de peintres, elle est arrivée en France à l’âge de sept ans et a baigné dans un environnement où l’art faisait partie du quotidien. Nous avons parlé de ses difficultés à se sentir légitime en tant qu’artiste et des différences qu’elle a constatées entre les approches créatives russes et françaises.
Après le lycée, elle a d’abord fait une classe préparatoire littéraire avant de se diriger vers l’Ecole Estienne, puis d’intégrer l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.
Elle m’a raconté la façon dont elle a vécu ses études, sa tendance à mixer différents médiums, résultant en une oeuvre hybride et inclassable. Nous avons évoqué le sexisme qu’elle a pu vivre et constater au sein de l’école – un sexisme qui s’est poursuivi dans le monde professionnel par la suite.
En tentant de se faire sa place dans la bande-dessinée, elle a petit à petit éprouvé des difficultés, notamment face aux règles implicites du milieu. Elle a alors décidé de tout abandonner pour devenir traductrice russe-français, et a cessé de dessiner pendant plusieurs années.
C’est par la couture, puis la broderie qu’elle est revenue à la création, d’abord en souhaitant coudre ses propres vêtements, puis en s’intéressant à la broderie. Petit à petit, elle y a trouvé une nouvelle joie artistique, ce qui l’a poussée à créer les Editions Machine Chouette, une maison d’édition de motifs de broderie machine, de design textile et papier.

Vous pouvez retrouver Polina sur instagram sous le pseudo @machinechouette ou sur son site internet https://www.etsy.com/fr/shop/machinechouette

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quelques unes de ses oeuvres !

Une image du livre publié lors de son diplôme, « Le Grand Amour », dont nous avons parlé dans l’épisode

#29 / stc019, dessinateur et auteur de bande-dessinées

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Pour ce vingt-neuvième épisode, mon invité est stc019, dessinateur et auteur de bande-dessinées. Son intérêt pour le dessin est une continuité de sa pratique d’enfant. Issu d’un milieu ouvrier, c’est au fil de ses rencontres qu’il a su où s’orienter, se dirigeant d’abord vers un bac STI Arts Appliqués puis vers l’école des Beaux Arts d’Angoulême. Étant d’abord intéressé par l’écriture de romans en parallèle de sa pratique du dessin, il a commencé à faire de la bande-dessinée durant ses études. Nous avons parlé de ce qu’il aime particulièrement dans ce médium et de l’inspiration qu’il trouve d’abord à travers la création de ses personnages. Il m’a également raconté la manière dont a été reçue sa transidentité à l’école, notamment à travers son mémoire de fin d’études sur la BD trans. Scotty a une présence en tant qu’artiste sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années ; nous avons donc discuté de son avis sur cette vitrine artistique, des bonheurs et des soucis qui peuvent en découler. Nous avons également parlé de sa passion récente pour le tricot, une pratique qu’il a commencé en autodidacte et qui lui plaît énormément.

J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez retrouver Scotty sur son site internet stc019.artstation.com, et sur twitter, Facebook ou instagram sous le pseudo stc019

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici des dessins utilisant différentes techniques et un tricot !

logo stc019
dessin au crayon de couleur

bande-dessinée
tricot

#28 / Charly Bellanger, collagiste

une citation extraite du podcast

Pour ce vingt-huitième épisode, mon invité est Charly Bellanger, collagiste. Charly a grandi à la campagne auprès de parents ouvriers. Au lycée, il s’orientait vers des études scientifiques, et c’est au cours d’une sortie avec sa classe qu’il est allé pour la première fois au théâtre. Il a alors eu un coup de coeur pour cet univers et a changé de cap en décidant de devenir costumier. Après un BTS couture et une licence arts du spectacle, il a intégré l’ENSATT, l’école des arts et techniques du théâtre à Lyon. C’est durant sa scolarité dans cette école qu’il a débuté sa transition sociale de genre. Il m’a parlé de la transphobie qu’il a alors subi, mais aussi du rythme soutenu de ses études et de leur intensité, se ponctuant par un diplôme obtenu durant la pandémie en 2020. Après un déménagement à Quimper, il a découvert l’art du collage en animant des ateliers à la Ressourcerie. Il m’a parlé de ce qu’il apprécie particulièrement dans cet art, qui occupe à présent un place centrale dans sa vie, et nous avons discuté du cheminement qui l’amène à créer une image. Il m’a aussi évoqué les raisons qui l’ont poussé à délaisser la couture au profit du collage, et de l’impact du handicap sur sa créativité et ses choix de médiums. Nous avons également parlé de ce qu’il considère être la fonction de l’art dans la société.

J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute!

Vous pouvez retrouver Charly sur instagram sous le pseudo @ottopodus

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici deux collages !

#27 / Elodie Petit, poète et artiste – Et l’écriture jaillit

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Pour ce vingt-septième épisode, mon invitée est Elodie Petit, poète et artiste. Son intérêt pour l’art a été une évidence dès l’enfance malgré un environnement social qui ne la prédestinait pas à ça. Elle s’est dirigée dès le lycée vers des études dans ce domaine. Après un DNAP obtenu aux Beaux-Arts de Saint-Etienne, elle a intégré les Beaux-Arts de Lyon pour passer son DNSEP. À la sortie de l’école, elle s’est installée à Paris, où elle a tenté de mener de front un travail alimentaire à plein temps et une carrière artistique. Mais le fossé s’est creusé entre sa vie quotidienne précaire et le monde feutré des vernissages parisiens. L’écriture s’est imposée comme un canalisateur de sa colère mais aussi comme une pratique simple et efficace qui ne réclame pas d’atelier ou d’espace de travail. Nous avons parlé de son amour pour ce médium artistique, qu’elle a petit à petit préféré à sa pratique du dessin, et de l’inspiration qu’elle puise dans ses expériences et dans ses sensations. Nous avons également discuté de l’importance de la création collective et du partage entre artistes. Elle m’a raconté la force qu’elle puise dans les alliances artistiques dont elle fait partie : Les éditions Douteuses, le collectif d’autrix RER Q, le duo de performance Ton Odeur, et son projet en cours Gorge Bataille, qui alliera musique et poésie.

Vous pouvez retrouver Elodie sur instagram sous le pseudo france_baise et sur son site www.elodiepetit.fr. Vous pouvez également retrouver le collectif RER Q par ici @rer_q 

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quelques textes et dessins. Dans la 5e slide, vous pouvez voir les couvertures des ouvrages publiés par Les Editions Douteuses, fruit de son association avec @marguerinldn.

ouvertures des ouvrages publiés par Les Editions Douteuses, fruit de l’association d’Elodie avec @marguerinldn

#26 / Maïc Batmane, graphiste et dessinatrice – La puissance de l’image

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Pour ce vingt-sixième épisode, mon invitée est Maïc Batmane, graphiste et dessinatrice. Son intérêt pour le dessin s’est développé dans l’enfance. Elle a pu étayer cette pratique dans les Ateliers de dessins de sa ville, qui l’ont accompagnée jusqu’à la fin de l’adolescence. Après le lycée, elle a fait deux années de classe préparatoire aux Ecoles d’Art avant d’intégrer l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Ses années d’études ont été mouvementées, notamment en raison de son intérêt grandissant pour le féminisme et le militantisme queer, qui était peu compris de son entourage scolaire et familial.
Après une courte errance de sortie d’école, elle a eu un premier poste de graphiste salariée, mais le manque de créativité et de diversité des projets ne lui convenait pas. Elle s’est alors lancée en freelance, travaillant pour des associations. Mais au fil des mois, elle s’est rendu compte que sa pratique créative personnelle, qu’elle avait abandonnée durant ses études très prenantes, lui manquait. Elle s’est alors remise à créer, d’abord à travers le collage puis par la sérigraphie, un médium dans lequel elle s’est pleinement épanouie.
Nous avons parlé de son inspiration et de son envie de partager ses oeuvres, stimulée par le désir de partager des images fortes avec d’autres personnes queer qui puissent s’y reconnaître. Elle m’a expliqué le lien entre son histoire familiale et la présence forte d’imagerie religieuse dans ses dessins. Nous avons également discuté de son travail de graphiste, qui lui plaît beaucoup, et de son avis ambivalent sur la précarité du statut de l’artiste dans notre société.

Vous pouvez retrouver Maïc sur instagram sous le pseudo @maic.batmane ou sur son site www.maicbatmane.fr

Pour vous faire découvrir un peu plus son travail, voici quatre de ses oeuvres :

Les Sources > dessin, impression riso 5 couleurs
Familier > dessin aux stylos Bic & Stabilo
I Want to Believe > dessin, impression sérigraphie 1 couleur
Sainte Wilgeforte > dessin, impression sérigraphie 2 couleurs 

En bonus, Maïc vous raconte l’histoire de la Sainte Wilgeforte :

« Wilgeforte est une sainte légendaire de la tradition catholique, également invoquée dans le nord de la France sous le nom de « Sainte Débarras ». Elle fut une sainte très populaire dans certaines régions d’Europe. Récits et représentations la dépeignent sous les traits d’une vierge barbue et crucifiée, alors que la crucifixion était réservée aux hommes. Sa barbe était le résultat de ses prières pour échapper, selon les différentes légendes, au viol collectif, au mariage forcé ou à l’inceste de son père. 
Elle était celle que l’on invoquait, entre autres choses, pour se débarrasser d’un époux ou d’un « mariage malheureux ». Son (sur)nom dans les différentes langues : Débarras, Uncumber (« désencombrer »), Librata, Liberada… évoquent tous l’idée de débarras ou de libération. On sait aujourd’hui que son existence est purement légendaire, et il existe différentes suppositions sur les origines du culte de ce « Christ féminin » vers le 14e siècle, vous pouvez en lire plus à la page que je lui consacre : http://www.maicbatmane.fr/sainte-debarras-sainte-wilgeforte
Sainte Wilgeforte était fêtée le 20 juillet jusqu’à son retrait du martyrologe romain en 1969, l’Église n’ayant jamais encouragé son culte.
Elle est une figure de l’androgynie, du travestissement, et du refus de l’hétérosexualité. »

#23 / Florian Mermin, sculpteur – Donner du volume à la poésie

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Pour ce vingt-troisième épisode, mon invité est Florian Mermin, sculpteur. Florian a commencé à s’intéresser à l’art au lycée, et a pu accéder à des informations sur les Ecoles Supérieures d’Art lors d’un stage pour les élèves issu-e-s des zones d’éducation prioritaires. Il a alors intégré les Beaux-Arts de Paris, et durant ses études, il a pu faire un échange à Los Angeles, à Otis College of Art and Design, où il a commencé à faire de la céramique et a eu un autre aperçu de l’enseignement artistique. Diplômé félicité en 2015, la sortie d’école a fait naitre des projets d’expositions professionnelles enrichissantes. Nous avons discuté de son rapport à l’espace d’exposition et aux contraintes de ce qu’on appelle le « white cube », ces pièces immaculées et impersonnelles qu’on retrouve fréquemment dans les musées et les galeries. Enfant, il s’intéressait beaucoup à la nature et aux fleurs, et cela se retranscrit dans son travail artistique aujourd’hui, qui intègre des éléments tels que des fleurs séchées, des branches de sapin, ou encore de la terre… Dans ses installations, Florian détourne cet espace en créant une atmosphère où il invite la nature, les odeurs, les couleurs. Nous avons également parlé de son rapport à l’écologie et de sa vision de l’engagement politique dans le travail artistique, qu’il préfère exprimer dans une poésie du quotidien.

Vous pouvez retrouver Florian sur instagram sous le pseudo @florianmermin et sur son site www.florianmermin.com

Pour vous faire découvrir davantage son travail, voici trois de ses œuvres 🕷 qui vous montrent différentes facettes de sa pratique artistique !
Dans l’épisode, on a notamment parlé des limites de l’espace d’exposition blanc et neutre, et sur la troisième image vous pouvez voir des œuvres exposées dans une serre.

#21 / Jade Boissin, peintre – un présent baroque

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Pour ce vingt-et-unième épisode, mon invitée est Jade Boissin, peintre. Jade a grandi dans une famille intéressée par l’art ancien. À l’adolescence, elle a constaté que sa pratique du dessin et de la peinture était plus qu’une passion : c’était un choix de vie. En entrant aux beaux-arts de Nantes, elle voulait apprendre à peindre comme les maîtres dont elle avait admiré les œuvres dans son enfance, mais elle s’est rendu compte que ce n’était pas ce que cette école enseignait. Ces études ont tout de même été très enrichissantes sur d’autres aspects. Son diplôme en poche, elle a décidé de faire un master en sociologie avant de se lancer dans la vie active, mais à gardé en tête son projet d’apprendre la peinture traditionnelle. Elle a alors monté un projet pour partir en Italie prendre des cours techniques auprès d’un maître de la peinture baroque. Ces trois mois d’apprentissage l’ont énormément marquée et passionnée. Nous avons parlé de ses pratiques de la peinture à l’huile, du dessin au fusain et de la céramique, qui lui amènent chacune un plaisir différent. Elle m’a raconté d’où lui vient son inspiration, son rapport à ses modèles et à l’autoportrait. Nous avons également évoqué la place des femmes dans ses œuvres, et le statut des femmes artistes dans l’art contemporain.

Vous pouvez retrouver Jade sur instagram sous le pseudo @jade_boissin, ou sur son site internet www.jadeboissin.com.

Voici trois oeuvres de Jade : une peinture à l’huile (le portrait de sa grand-mère que nous avons évoqué dans l’épisode!), un dessin à la mine de plomb sur papier, et un service d’assiettes sur lesquelles elle a peint des morceaux de pain.

#14 / Odonchimeg Davaadorj, artiste foisonnante

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Pour ce quatorzième épisode, mon invitée est Odonchimeg Davaadorj. Odonchimeg est une artiste pluridisciplinaire, elle s’exprime à travers le dessin, la peinture, la couture, la broderie et la performance, ainsi que l’écriture et la vidéo. Née en Mongolie, elle s’est intéressée aux études d’art par hasard, alors qu’elle travaillait en tant que femme de ménage à Paris. Cela l’a menée à étudier aux Beaux-Arts de Cergy, dont elle est sortie diplômée en 2016 avec les félicitations du jury. Nous avons discuté de la manière dont lui vient son inspiration, de sa vision de son statut d’artiste, et de son rapport au féminisme. Elle m’a aussi parlé de son travail en tant que mannequin et m’a raconté son intérêt pour la couture et la création de vêtements.

Pour pouvez retrouver Odonchimeg sur instagram et facebook sous le pseudo odonchimeg.davaadorj et visiter son site internet www.odonchimegdavaadorj.com

Voici une sélection d’oeuvres : une peinture, une broderie et une robe qu’elle a cousue

#12 / Tsipora Poros, dessinatrice et sorcière

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Pour ce douzième épisode, mon invitée est Tsipora Poros. Tsipora est dessinatrice. Elle m’a raconté son amour pour la création qui est en elle depuis l’enfance, et qui la menée vers des études d’Histoire de l’Art à la Sorbonne puis aux Beaux-Arts d’Angoulême. Nous avons parlé de sa pratique de la sorcellerie et de son intérêt pour l’ésotérisme, survenu après une profonde dépression, et de la façon dont cela l’ancre dans une pratique artistique enrichissante et porteuse de sens. Elle m’a expliqué sa vision de l’art et du statut de l’artiste dans notre société, ainsi que son processus créatif et le point d’honneur qu’elle met à représenter des corps imparfaits. Nous avons aussi évoqué la manière dont elle vit sa maternité.
J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute !

Vous pouvez retrouver Tsipora sur instagram et facebook sous le pseudo tsiporaporos

une oeuvre de Tispora :

#11 / Alice, professeure d’arts appliqués dans une lycée Professionnel

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Pour ce onzième épisode, mon invitée est Alice, professeure d’arts appliqués. Nous avons parlé de son amour pour le dessin et les travaux manuels survenu dans l’enfance, qui l’a menée vers des études aux Beaux-Arts de Rennes puis à l’Ecole d’Architecture de Marne-la-Vallée en région parisienne. Elle m’a raconté son sentiment de décalage face au monde fermé et élitiste de ces milieux, et sa difficulté à s’imaginer en faire pleinement partie sans avoir l’impression de trahir sa classe sociale. Après s’être questionnée quelques temps sur ce qu’elle voulait vraiment faire de son amour pour le dessin, elle s’est dirigée vers l’enseignement en choisissant d’être professeure d’arts appliqués dans un lycée professionnel, une voie qui lui convient beaucoup mieux.

Pour voir les oeuvres d’Alice, vous pouvez vous rendre sur son site internet à l’adresse www.aliceliab.com

un dessin d’Alice :